Condamnée, Marine Le Pen choisit de rester candidate : les coulisses
Condamnée, Marine Le Pen choisit de rester candidate

Le 11 juillet 2026, Marine Le Pen a annoncé qu'elle resterait candidate à l'élection présidentielle de 2027, malgré sa condamnation pour détournement de fonds publics. Selon des témoignages de ses proches recueillis par Libération, la décision a été prise dans un moment d'intimité, dans sa voiture, après une longue réflexion.

Une décision prise dans l'urgence

Marine Le Pen a été condamnée le 10 juillet 2026 à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, une peine qui aurait dû l'empêcher de se présenter. Pourtant, dès le lendemain, elle a déclaré qu'elle ferait appel et qu'elle resterait en lice. « Elle a pris sa décision dans la voiture, en rentrant du tribunal », confie un conseiller sous couvert d'anonymat. « Elle a dit : "Je ne vais pas les laisser m'éliminer comme ça. Le parti a besoin de moi." »

Les coulisses du choix

Dans les heures qui ont suivi le verdict, Marine Le Pen a consulté ses plus proches collaborateurs, dont Jordan Bardella et son avocat. Selon une source interne, « elle était déterminée à ne pas laisser le champ libre à la gauche ou à la macronie ». Le Rassemblement national a immédiatement lancé une campagne de soutien, récoltant 1,2 million de signatures en ligne en 48 heures.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un pari risqué

Cette décision divise les experts juridiques. « La Constitution ne prévoit pas de recours suspensif en cas d'exécution provisoire, mais Marine Le Pen compte sur un vide juridique », explique Me Dupont, avocat en droit électoral. « Son maintien est contestable, mais il est politiquement fort. » Le Conseil constitutionnel pourrait être saisi dans les semaines à venir.

Impact politique immédiat

Le camp présidentiel dénonce une « stratégie de victimisation ». « Elle joue avec les institutions », a déclaré le porte-parole du gouvernement. À gauche, Jean-Luc Mélenchon a estimé que « la justice doit être respectée, même pour les leaders populistes ». Pourtant, un sondage Odoxa du 12 juillet indique que 47 % des Français estiment que Marine Le Pen devrait pouvoir se présenter malgré sa condamnation.

Marine Le Pen, elle, mise sur la mobilisation de ses troupes. « Je serai candidate parce que le peuple français a le droit de choisir », a-t-elle martelé lors d'un meeting à Hénin-Beaumont. Le RN prépare déjà des recours en justice, tandis que les prochains mois s'annoncent décisifs pour l'avenir politique de la France.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale