Fête de la musique : le concert de LFI interdit par la préfecture de police
Concert de LFI interdit pour la Fête de la musique

La préfecture de police de Paris a annoncé ce jeudi 17 juin l'interdiction du concert organisé par La France insoumise (LFI) à l'occasion de la Fête de la musique, prévu le 21 juin prochain. Dans un communiqué, la préfecture justifie sa décision par des « risques sérieux de troubles à l'ordre public ».

Les raisons de l'interdiction

Selon les autorités, l'événement, qui devait se tenir place de la République, pourrait être le théâtre de tensions entre différents groupes politiques. La préfecture souligne également que la configuration du lieu ne permettrait pas de garantir la sécurité des participants et des riverains.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a vivement réagi, dénonçant une « atteinte à la liberté d'expression et à la fête populaire ». Dans un tweet, LFI a appelé ses sympathisants à se rassembler malgré l'interdiction, tout en respectant les consignes sanitaires.

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Un contexte politique tendu

Cette décision intervient dans un climat politique déjà marqué par des tensions. Les récentes manifestations contre la réforme des retraites et les violences policières ont exacerbé les clivages. La préfecture craint que le concert ne devienne un point de ralliement pour des mouvements radicaux.

De son côté, la mairie de Paris, dirigée par Anne Hidalgo, a pris acte de la décision préfectorale, tout en exprimant son « incompréhension ». La ville avait accordé une autorisation d'occupation du domaine public pour l'événement, mais la préfecture a utilisé son pouvoir de police pour l'annuler.

Réactions politiques

Plusieurs personnalités politiques ont réagi. Le député LFI Alexis Corbière a qualifié l'interdiction de « scandaleuse » et a promis de saisir le tribunal administratif. À droite, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a approuvé la décision, estimant que « l'ordre public doit primer ».

Le gouvernement, par la voix du ministre de l'Intérieur, a apporté son soutien à la préfecture, rappelant que « la sécurité des citoyens est une priorité absolue ». Cette affaire relance le débat sur la liberté de manifester et le droit à la fête dans l'espace public.

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