Thomas Cazenave officiellement élu maire de Bordeaux dans un scrutin serré
Ce vendredi après-midi, le conseil municipal de Bordeaux a officiellement élu Thomas Cazenave, candidat Renaissance, au poste de maire. Dans une atmosphère chargée d'émotion, le nouvel édile s'est déclaré « fier et ému » par cette investiture, promettant d'incarner un mandat de rassemblement pour tous les habitants de la ville.
Un héritage de tempérance et de modération à perpétuer
Dès son discours d'intronisation, Thomas Cazenave a tenu à inscrire son action dans la continuité des grandes figures politiques bordelaises, citant explicitement Jacques Chaban-Delmas et Alain Juppé. Il a affirmé vouloir porter l'héritage de « tempérance et de modération » traditionnellement associé à la cité girondine.
« Je serai le maire de tous les Bordelais, de tous les quartiers », a-t-il lancé avec conviction. « A l'heure des replis, des fractures, il faut démontrer qu'on peut vivre ensemble à Bordeaux ». Une déclaration qui se veut un appel direct à l'apaisement et à la cohésion sociale.
Engagement ferme pour la continuité écologique
Dans un geste marquant d'ouverture, Thomas Cazenave a fait applaudir l'équipe du maire sortant écologiste, Pierre Hurmic. Il a ensuite rassuré les partisans de la politique environnementale précédente en assurant qu'il n'y aurait aucun retour en arrière sur les chantiers engagés.
Le nouveau maire s'est engagé à ne pas revenir sur « la végétalisation de la ville » et à poursuivre résolument « la transition écologique ». Il a écarté tout « esprit de revanche », mettant systématiquement en avant l'intérêt supérieur de Bordeaux et de ses habitants.
Une ambition culturelle et des réactions de l'opposition
Parmi ses projets phares, Thomas Cazenave a exprimé l'ambition de faire de Bordeaux une capitale européenne de la culture, voyant dans ce label un vecteur de rayonnement et de cohésion.
Les chefs de l'opposition ont pris brièvement la parole pour réagir à cette élection. Didier Jeanjean, ancien adjoint au maire chargé de la nature en ville, a rappelé au nouvel élu : « Le résultat est serré, il vous oblige ». Un rappel à la réalité des chiffres : la liste d'union de la droite et du centre menée par Thomas Cazenave a rassemblé 50,95 % des voix, contre 49,05 % pour celle du maire sortant.
Olivier Escots, s'exprimant pour le groupe communiste, a adressé un avertissement cinglant : « vous êtes de ceux qui ont mis en place la start-up nation mais vous ne ferez pas de Bordeaux une start-up city ». Une mise en garde contre toute tentation de transposer un modèle économique national perçu comme controversé à l'échelle de la ville.



