Castelnau-le-Lez engage une politique fiscale allégée et des économies drastiques
Julien Miro, tout nouveau maire de Castelnau-le-Lez, a présidé son premier conseil municipal dans une salle comble, témoignant de l'intérêt des Castelnauviennes et des Castelnauviens pour cette rentrée politique. D'emblée, le premier édile a posé le cadre de son mandat en appelant au respect mutuel entre majorité et minorités. "Je ne parle plus d’opposition. Je demande et je l’entends comme une règle absolue et mutuelle que la majorité et les minorités doivent se respecter", a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de débats sereins et non politisés, au service de la proximité et de l'efficacité attendues par les administrés.
Des décisions budgétaires fortes pour réaliser près de 6 millions d'euros d'économies
Le conseil a acté plusieurs mesures structurelles visant à assainir les finances communales. L'abandon du projet de maison du numérique et l'annulation d'un permis de construire constituent les décisions les plus marquantes, permettant à la collectivité de réaliser une économie substantielle de 5,8 millions d'euros. Cette rigueur budgétaire s'inscrit dans un contexte de fortes contraintes financières et d'une exigence accrue de maîtrise des deniers publics.
Une baisse immédiate de la taxe foncière, première étape d'un engagement sur le mandat
Conformément à la promesse de campagne de la nouvelle majorité, une première baisse de 8% de la taxe foncière a été votée pour l'année 2026. Cette réduction constitue la première étape vers l'objectif affiché d'une diminution de 20% sur l'ensemble du mandat. Les nouveaux taux applicables dès l'année prochaine sont désormais fixés :
- Taxe foncière sur les propriétés bâties : 49,78% (contre 54,11% en 2025)
- Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 105,81% (contre 115,01%)
- Taxe d'habitation sur les résidences secondaires : 15,05% (contre 16,36%)
Un effort de sobriété étendu aux élus et aux moyens de la mairie
La volonté d'exemplarité et d'économies se manifeste également par des décisions concernant les indemnités des élus et les moyens matériels. Les indemnités de fonction du maire, de ses adjoints et des conseillers municipaux délégués sont abaissées de 20%. Par ailleurs, bien que vingt-six élus se voient attribuer une délégation supplémentaire à celle de leur quartier, l'enveloppe globale allouée restera inférieure à celle de la mandature précédente.
La mise à disposition d'un véhicule de fonction pour le maire est purement et simplement supprimée. La voiture sera réintégrée au parc automobile communal et mise à la disposition des agents pour leurs missions. L'ancienne place de parking réservée au premier magistrat sera, quant à elle, désormais dédiée aux soignants intervenant dans le centre-ville.
Un conseil animé par des échanges parfois vifs
La séance n'a pas été exempte de tensions. Le groupe d'opposition "Ici et Ensemble" a présenté pas moins de trente-trois amendements, tous rejetés, ainsi que deux questions orales et deux vœux. Lors de l'intervention de l'élu Thibault Rouet concernant les délégations de pouvoir, une partie du public a fait entendre son mécontentement, provoquant une légère bronca. Le maire est immédiatement intervenu pour rappeler les règles de bon fonctionnement du conseil et le cadre de respect qu'il avait lui-même instauré en préambule.
Ce premier conseil municipal de Julien Miro dessine ainsi les contours d'une mandature axée sur la rigueur budgétaire, le soulagement fiscal pour les habitants et une gouvernance exigeant le respect, même dans le désaccord.



