Cagnes-sur-Mer : la réorganisation du cabinet du maire RN Bryan Masson suscite la polémique
La nouvelle gouvernance se met en place à Cagnes-sur-Mer, mais non sans heurts. Au cœur des débats : la composition du cabinet du nouveau maire Rassemblement National, Bryan Masson. La loi fixe à exactement trois le nombre maximal de collaborateurs de cabinet autorisés pour une commune de cette taille.
Une limite légale sous surveillance
« Si une irrégularité est constatée, le préfet, dans son rôle de contrôle de légalité, rappellera la règle », indique la préfecture des Alpes-Maritimes. Bryan Masson se défend pourtant de toute infraction : « J'ai droit à trois collaborateurs de cabinet et il n'y en a pas quatre. »
La polémique tourne en réalité autour d'une quatrième personne, Sandy Gory, fonctionnaire d'État. Le maire précise que cette dernière ne sera pas collaboratrice de cabinet, mais obtiendra un détachement dans la fonction publique territoriale en tant que « secrétaire général aux élus ».
« C'est un rôle administratif rattaché au cabinet », clarifie Bryan Masson, ajoutant qu'elle aura « une mission dédiée dans l'administration » et assurera un lien direct entre le cabinet et la majorité municipale.
Une restructuration administrative contestée
« Le vrai débat, c'est à quoi servait le cabinet du maire avant nous », assène Bryan Masson, dénonçant un système où le cabinet supervisait des tâches relevant des agents de la ville, comme le service d'intervention rapide.
« Ma mission, c'est de réorganiser, de redéfinir les missions, de réadapter ce qui fonctionnait de manière un peu incohérente », justifie le maire, promettant la « création d'un futur pôle proximité » pour améliorer les services aux habitants.
L'opposition dénonce une gestion à la limite
Camille Moriconi (Nouvelle Énergie), élu sur la liste de Louis Nègre, a publiquement interpellé le maire en séance sur « la création de ce poste de responsable du secrétariat général des élus ». Il regrette que les réponses apportées n'aient pas permis d'en « définir clairement le cadre légal ni le rôle précis au sein du cabinet ou de l'organigramme municipal ».
De son côté, l'élu d'opposition Cédric Garoyan (Gauche unie) concède que l'organisation « semble conforme au cadre légal » mais pointe du doigt un problème d'éthique.
« Nous sommes bien dans une politique locale de gestion à la limite de l'esprit des règles, où la conformité formelle semble parfois primer sur l'exigence d'exemplarité attendue par nos concitoyens », dénonce l'élu, promettant de continuer à exercer sa vigilance sur cette question sensible.
Une conception souple de la rigueur publique
Cédric Garoyan dénonce une « conception assez souple de la rigueur publique » dans la gestion municipale de Bryan Masson. Cette polémique intervient alors que le nouveau maire RN s'installe progressivement dans ses fonctions, avec plusieurs réorganisations administratives prévues.
La situation reste sous surveillance, tant par l'opposition locale que par les autorités préfectorales, qui pourraient être amenées à intervenir si la composition du cabinet venait à enfreindre les règles légales en vigueur pour les communes de cette taille.



