Bruno Retailleau aux lecteurs : "Je veux réparer l'injustice, que le travail paye"
Bruno Retailleau : "Je veux réparer l'injustice, que le travail paye"

Bruno Retailleau, candidat des Républicains à l'élection présidentielle, s'est livré à un exercice de transparence en rencontrant les lecteurs et abonnés de Midi Libre. L'occasion pour lui de dévoiler les grandes lignes de son projet, qu'il veut fondateur d'un véritable renouveau pour la France.

Un programme en trois piliers

Le natif de Cholet a d'emblée donné le ton : "Il faut tout changer, on ne peut plus se contenter de rafistoler la France". Son programme repose sur trois axes majeurs. Le premier est le travail : "Je veux réparer l'injustice, je veux que le travail paye, pas l'assistanat. Je plafonnerai ainsi à 70 % du smic l'ensemble des aides sociales". Le deuxième pilier est l'ordre public, avec un recours accru au référendum : "Les Français choisiront la politique migratoire ou la politique pénale par référendum. Car le référendum présente aussi l'avantage de ne pas être censurable par le Conseil constitutionnel". Enfin, le troisième axe est la fierté française : "J'en ai marre de la repentance".

Un diagnostic sans concession

Bruno Retailleau a dressé un tableau sombre de la situation du pays : "Je vois la pauvreté s'installer en France, nous sommes en déclin, nous avons une dette astronomique, une balance commerciale dans le rouge, une école à la peine, un hôpital malmené". Il a reconnu que la droite républicaine part de loin, évoquant la perte de "dix millions de voix en vingt ans. On a eu peur. La droite est restée tétanisée, quand elle était traitée de fasciste dès lors qu'elle affirmait ses valeurs".

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Un parcours d'élu local

L'ancien ministre de l'Intérieur a rappelé son expérience d'"élu local, de terrain", ayant présidé le département de la Vendée et la région des Pays de la Loire. Il a affirmé avoir été, sous Emmanuel Macron, "un ministre de l'Intérieur de cohabitation". Et de préciser : "Sur de nombreux dossiers, je me suis opposé au chef de l'État. Et je suis sorti du gouvernement quand j'ai vu que le Premier ministre marchandait dans mon dos avec le parti socialiste sur un certain nombre de points, sur les retraites notamment".

Pas d'union avec le RN

Interrogé sur un éventuel rapprochement avec le Rassemblement national, Bruno Retailleau a été catégorique : "L'union des droites, je n'y crois pas du tout. J'ai trop de différences avec Marine Le Pen. Elle, elle est pour l'assistanat". Il a toutefois tenu à rassurer : "Je n'ai jamais considéré un électeur du RN comme un citoyen de seconde zone. Je m'adresse à tout le monde, je ne veux exclure personne. Mais c'est sur mon projet que je ferai campagne".

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