Yaël Braun-Pivet favorable à une commission d'enquête sur l'affaire Lyhanna
Braun-Pivet soutient une commission d'enquête sur Lyhanna

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s'est déclarée jeudi « tout à fait favorable » à la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire dans le cadre de l'affaire Lyhanna, à condition que cela « n'empêche pas d'agir » sans délai. Interrogée par des journalistes lors d'un déplacement dans l'Hérault, Mme Braun-Pivet (Renaissance) a expliqué : « Je suis tout à fait favorable à ce que nous fassions une commission d'enquête à partir du moment où les parlementaires le souhaitent. »

Un outil de contrôle parlementaire

Après avoir rencontré des gendarmes et des policiers municipaux à Castelnau-le-Lez, dans la périphérie de Montpellier, elle a estimé : « On est pleinement dans notre mission : le contrôle de l'action du gouvernement et le contrôle de l'action des pouvoirs publics. » Toutefois, elle a nuancé : « Le seul bémol, c'est qu'une commission d'enquête, ça dure six mois, et donc il ne faudrait pas s'empêcher d'agir aujourd'hui sous prétexte qu'on lance une commission d'enquête. » Elle a ajouté qu'il « faut en discuter avec les présidents de commission et les présidents de groupe ».

Ne pas attendre pour agir

« Surtout, il ne faut pas attendre pour agir et c'est ce que fait le gouvernement en ayant demandé la revue des 70.000 dossiers pour s'assurer que tout est correctement pris en charge », a insisté Mme Braun-Pivet. Elle a également évoqué « éventuellement des amendements que présenterait le gouvernement dans le texte sur l'aide sociale à l'enfance qui viendra le 15 juillet ». Le Sénat a déjà lancé cette semaine une commission d'enquête sur les dysfonctionnements de la justice et le pilotage de la politique pénale en France en réaction à cette affaire.

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Une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles

Yaël Braun-Pivet a rappelé qu'une coalition trans-partisane de députés réclame l'inscription à l'ordre du jour d'une proposition de loi globale (« intégrale ») sur les violences sexistes et sexuelles, dont la mise en œuvre est chiffrée à 2,7 milliards d'euros. « Moi, j'aimerais qu'on avance le début de la session extraordinaire au 15 septembre pour pouvoir examiner la loi intégrale », a-t-elle déclaré lors de sa visite à Castelnau-le-Lez.

L'affaire Lyhanna continue de susciter une vive émotion et des demandes d'action de la part des élus et de la société civile. La création d'une commission d'enquête parlementaire pourrait permettre de faire la lumière sur les dysfonctionnements évoqués, tout en veillant à ne pas retarder les mesures urgentes nécessaires.

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