Jordan Bardella, le président du Rassemblement National, a effectué un déplacement en Pologne qui, par son ampleur et son discours, s'apparentait à une véritable campagne présidentielle. Accompagné d'une délégation de cadres du parti, il a multiplié les rencontres avec des responsables politiques polonais, des représentants de la société civile et des militants.
Un programme chargé
Le déplacement, qui s'est déroulé sur deux jours, a inclus des visites à Varsovie et à Cracovie. Bardella a notamment rencontré le ministre polonais de l'Intérieur, ainsi que des députés du parti Droit et Justice (PiS), au pouvoir. Il a également participé à une conférence sur l'avenir de l'Europe, où il a défendu une vision souverainiste et eurosceptique.
Des thèmes de campagne
Dans ses discours, Jordan Bardella a abordé des thèmes qui seront centraux dans sa future campagne présidentielle : la défense de l'identité nationale, la lutte contre l'immigration illégale, et la critique de l'Union européenne jugée trop intrusive. Il a appelé à une « Europe des nations » et a dénoncé les « dérives fédéralistes » de Bruxelles.
Ce déplacement en Pologne n'est pas anodin. Le pays est dirigé par un parti conservateur et souverainiste, le PiS, avec lequel le RN entretient des relations privilégiées. Bardella a ainsi cherché à renforcer cette alliance et à s'inspirer des méthodes de campagne polonaises.
Une préparation à la présidentielle
Ce voyage intervient alors que Jordan Bardella se prépare activement pour l'élection présidentielle de 2027. Il s'agit de son premier déplacement à l'étranger en tant que président du RN, et il a été conçu comme une répétition générale de ce que pourrait être une campagne présidentielle.
« Je suis ici pour comprendre comment nos alliés polonais mènent leurs combats, et pour montrer que le RN est une force politique crédible sur la scène internationale », a-t-il déclaré lors d'un point presse. Il a également insisté sur la nécessité de « bâtir des alliances en Europe pour défendre la souveraineté des peuples ».
Ce déplacement a été largement couvert par les médias polonais et français, et a suscité des réactions contrastées. Ses partisans y voient une preuve de son leadership et de sa stature internationale, tandis que ses détracteurs dénoncent une « opération de communication » et un « rapprochement dangereux avec des forces illibérales ».



