Chez Renaissance, Attal condamné à composer avec ses frondeurs
Attal condamné à composer avec ses frondeurs chez Renaissance

Dans toutes les familles, la vie en communauté peut s’avérer source de tensions, ce qui pousse certains à prendre leurs distances ou à serrer les dents, le temps que ça passe. Au sein du parti présidentiel, adepte du « en même temps », certains cadres en désaccord avec le numéro un balancent entre les deux solutions. Alors que Gabriel Attal s’apprête à déclarer sa candidature à la présidentielle, à la fin du mois, après un vote des cadres mardi 12 mai puis des adhérents Renaissance, plusieurs de ses opposants internes ont choisi de s’émanciper… sans pour autant quitter la famille.

Cette semaine, Élisabeth Borne a ainsi lancé son parti, Bâtissons ensemble, tout en restant chez Renaissance, libérée toutefois de ses fonctions dirigeantes. Pour ne pas apparaître déstabilisé ni affaibli, Gabriel Attal a souhaité immédiatement dédramatiser. « J’ai beaucoup de respect pour Élisabeth Borne, a assuré le secrétaire général du parti jeudi 7 mai sur Franceinfo. Ne comptez pas sur moi pour critiquer. »

Cette situation illustre la difficulté pour le chef de file de Renaissance de gérer les dissensions internes. Plusieurs élus, bien que critiques envers la ligne d’Attal, ne quittent pas le parti faute d’alternative crédible. « Partir, oui, mais pour aller où ? » résume un député mécontent. Le manque de plan B et la crainte de perdre leur investiture pour les prochaines élections législatives retiennent les frondeurs.

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Gabriel Attal, qui mise sur l’unité pour sa campagne présidentielle, doit donc composer avec ces voix discordantes. Il tente de les apaiser par des gestes d’ouverture, comme la nomination de proches de Borne à des postes clés. Mais la tension reste palpable à l’approche du vote des adhérents.

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