Un arrêté municipal au cœur d'une controverse électorale
Une polémique inattendue a éclaté en pleine période électorale à l'approche du second tour des municipales. Patrick Destizon, élu de l'équipe de Serge Blanco, a découvert avec stupéfaction, jeudi 16 mars, un arrêté municipal autorisant un camion à stationner sur la place de parking située juste devant la permanence de campagne du candidat. Cette autorisation, qui prend effet précisément le 16 mars, soit au lendemain du premier tour, a immédiatement suscité des réactions vives.
L'indignation de l'équipe Blanco
Patrick Destizon n'a pas caché son étonnement en découvrant les deux barrières et l'arrêté placés devant l'ancienne épicerie Hirigoyen. "C'en est presque risible", a-t-il déclaré, s'interrogeant sur la nature de cette décision. "Faut-il y voir un concours de circonstances ou une mesquinerie de plus de l'équipe sortante ?" a-t-il ajouté, laissant planer le doute sur les intentions réelles derrière cet arrêté.
Sur les réseaux sociaux, Serge Blanco a réagi avec ironie, écrivant : "Le hasard fait bien les choses". Il a exprimé sa crainte de voir son local de campagne masqué par un camion au moment crucial de l'entre-deux-tours, période décisive pour la mobilisation des électeurs. Patrick Destizon a renchéri en estimant que "le message, c'est qu'on ne sera pas au second tour", suggérant une tentative de perturbation de leur campagne.
La réponse de la majorité sortante
Face à ces accusations, Maider Arosteguy, représentante de la majorité sortante, a réfuté toute intention malveillante. Elle a reconnu le "courroux de l'équipe de Serge Blanco" mais a qualifié la situation de "boulette qui va être rectifiée". Selon ses explications, l'incident serait dû à une erreur administrative.
Elle a détaillé les circonstances : un agent du service de réglementation aurait répondu à une demande de travaux d'un riverain et fait signer l'arrêté à son adjointe, Martine Vals. Celle-ci, signant "des dizaines d'arrêtés mécaniquement", n'aurait pas remarqué qu'il s'agissait de l'adresse de la permanence de Serge Blanco. "L'administration ne l'a pas avertie que c'était une adresse sensible", a-t-elle précisé, ajoutant que son équipe était "assez furieuse" en découvrant cette erreur.
Des doutes persistants et une rectification annoncée
Les explications de Maider Arosteguy n'ont pas convaincu Patrick Destizon. "Permettez-moi d'avoir quelques doutes, c'est quand même gros !" a-t-il répliqué. Il a critiqué la tendance à rejeter la faute sur d'autres et a estimé que cette situation révélait "beaucoup d'inquiétude et de stress du côté de la majorité sortante".
Il a également révélé que Serge Blanco avait discuté avec le riverain à l'origine de la demande. Ce dernier aurait indiqué que la date lui importait peu et qu'il aurait pu obtenir la place le 23 mars, ce qui lui convenait parfaitement. De son côté, Maider Arosteguy a assuré avoir fait appeler Serge Blanco par son chef de cabinet pour présenter ses excuses et a annoncé qu'une modification de l'arrêté avait été envoyée, en accord avec le riverain, pour éviter tout stationnement devant la permanence.
Une affaire symbolique en période électorale
Cet incident, bien que mineur en apparence, prend une dimension symbolique à quelques jours du second tour des municipales. Il met en lumière :
- Les tensions entre l'équipe sortante et les candidats de l'opposition
- Les soupçons de manœuvres électorales, même involontaires
- L'importance de la visibilité des permanences pendant l'entre-deux-tours
- Les défis de la communication et de la coordination administrative en période de campagne
Alors que la rectification de l'arrêté a été promise, l'affaire laisse un goût amer dans l'équipe de Serge Blanco et soulève des questions sur le climat de la campagne municipale. Les électeurs devront désormais attendre le verdict des urnes pour trancher cette polémique parmi d'autres.



