Arbonne : un comportement indigne envers la presse lors des élections
De même qu'un citoyen ne choisit pas individuellement le maire de sa commune, les élus municipaux n'ont pas à sélectionner les médias ou journalistes chargés de couvrir l'actualité locale. Ce principe fondamental mérite d'être rappelé après les incidents survenus dimanche 22 mars à l'hôtel de ville d'Arbonne, où une nouvelle soirée houleuse a été déplorée.
Un acte contraire à la liberté de la presse
La magistrate sortante Marie-José Mialocq, qui ne se représentait pas aux élections, a adopté un comportement pour le moins déplacé devant plusieurs témoins. L'élue a tenté d'empêcher le journal Sud Ouest d'accéder aux résultats du dépouillement électoral, une attitude jugée indigne d'un représentant de la République et contraire au respect de la liberté de la presse.
Cette action ne saurait être excusée par la défaite de la liste portée par l'ancienne équipe de l'intéressée, survenue une semaine plus tôt. Cette liste était arrivée en troisième et dernière position au premier tour avant de se retirer avant le second tour.
La vie politique basque après les élections
Des élus sur le terrain sportif
Alors que la compétition politique s'est achevée dimanche dans les urnes, elle s'est poursuivie cette semaine sur un terrain différent, purement sportif. Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs élus du Sud Pays basque ont participé activement à la Korrika, relayant soigneusement leur exploit sur les réseaux sociaux dans un exercice de communication bien rodé.
Parmi les participants aperçus avec leurs baskets aux pieds figuraient Eneko Aldana-Douat et Kotte Ecenarro, réélus respectivement à Ciboure et Hendaye, ainsi que Laetitia Navarron, arrivée en deuxième position à la frontière. Plus habile, le maire de Saint-Jean-de-Luz, Jean-François Irigoyen, a poussé jusqu'au bout le sens de la délégation en laissant à ses colistiers le soin de transpirer à sa place.
Une convalescence électorale surprenante
Geneviève Fontaine, directrice de l'office de tourisme de Biarritz, est en arrêt maladie depuis plus d'une année. La surprise fut donc grande à Biarritz de la voir apparaître sur la scène politique des Sables-d'Olonne durant la campagne des municipales. Dans une vidéo, elle y explique son parcours et son engagement pour la liste qu'elle a rejoint, liste qui a finalement été battue. Reste à souhaiter que la candidate s'en remette rapidement de cette défaite électorale.
Les défis des nouveaux élus
La question sensible du nom de quartier
Serge Blanco, le nouveau maire de Biarritz, métis né d'une Basque et d'un Vénézuélien, connaît personnellement les discriminations liées à la couleur de peau. Pourtant, il n'a pas modifié son vocabulaire, continuant d'utiliser le terme La Négresse lorsqu'il évoque son quartier, alors même que la cour d'appel de Bordeaux considère ce toponyme comme une atteinte à la dignité humaine.
L'activiste Karfa Diallo, président de l'association Mémoires et Partages, est intervenu récemment pour demander au nouvel élu de débaptiser définitivement ce quartier et de cesser les poursuites engagées par Maider Arosteguy devant le Conseil d'État. Il est à noter que les trois bureaux de vote de l'école Victor-Duruy portaient les mentions La Négresse 1, La Négresse 2 et La Négresse 3, tant sur les portes d'accès que sur les tableaux de résultats.
Les symboles qui résistent au changement
Les promesses et envies de changement des nouveaux élus se heurtent souvent à des réalités concrètes. À Biarritz, ce vendredi, des questions de mobilier sont venues perturber les volontés de symboliser le renouveau politique.
Pour son installation officielle en tant que maire, Serge Blanco souhaitait retrouver la disposition du conseil municipal d'avant l'ère Arosteguy, sur la partie sud du hall central au premier étage de l'hôtel de ville, avec le public installé dans ledit hall. Malheureusement, les nouveaux bureaux en bois acquis il y a deux ans ne sont pas modulables et l'ensemble des élus ne peut tenir dans l'ancienne salle. Faut-il y voir un symbole des difficultés à mettre en œuvre les changements annoncés ?
Une ambiance électrique à Cambo
Le mandat écoulé n'a pas été de tout repos pour les élus de Cambo, traversé par des tensions parfois vives. Il n'est pas certain que le nouveau mandat s'annonce comme une balade sur les sentiers fleuris de la félicité politique.
À peine la victoire du nouveau maire, Peio Etxeleku (PNB), annoncée, la candidate Argitxu Hiriart-Urruty (EH bai) est sortie de ses gonds. Elle estime que l'impétrant a traité son équipe avec mépris entre les deux tours, alors que se posait encore la question d'un rapprochement de leurs listes face au sortant.
Je remercie Peio d'avoir dévoilé sa véritable nature et nous avoir évité de nous fourvoyer avec lui, a-t-elle déclaré. Peio Etxeleku envisageait initialement de proposer un poste d'adjoint à la minorité, mais il est désormais clair que ce ne sera pas à Argitxu Hiriart-Urruty que cette proposition sera faite.



