Municipales 2026 à Alès : le retrait difficile de Basile Imbert, candidat PS écolos
Basile Imbert, candidat PS écolos aux élections municipales d'Alès, a pris la décision de se retirer du second tour. Cette annonce, faite à contrecœur, intervient après un premier tour où il a créé la surprise en obtenant 10,79 % des suffrages. Âgé de 30 ans, le candidat de la liste « Alès commun » a expliqué que ce choix n'a pas été facile, mais nécessaire face au contexte politique local.
Un score inattendu mais une décision collective
Basile Imbert a souligné que son score de près de 11 % n'était pas une surprise pour lui, grâce à un travail de terrain intensif et des retours positifs des habitants. « On a beaucoup travaillé, on était au point, on allait à la rencontre des gens et on avait de bons retours. Je savais qu'on pourrait s'aligner au second tour », a-t-il déclaré. Cependant, face à la menace du Rassemblement National, il a estimé que le retrait était la solution la moins mauvaise, permettant un rapprochement avec le maire sortant Christophe Rivenq.
« La décision de se retirer n'est ni facile ni agréable à prendre. Il a fallu aller vite tout en prenant une décision la plus collective possible », a-t-il ajouté. Il a justifié ce choix en évoquant la nécessité d'éviter l'élection d'un maire inexpérimenté, préférant soutenir un élu capable malgré leurs différences.
Un engagement politique au-delà du conseil municipal
Interrogé sur les risques de disparaître de la scène politique, Basile Imbert s'est voulu rassurant. « On va rester acteur de la Ville. Être élu au conseil municipal n'est pas le summum de l'engagement politique », a-t-il affirmé. Il a expliqué que son retrait n'était pas un abandon, mais un sacrifice personnel pour le bien d'Alès, et qu'il continuera à être visible par d'autres moyens.
Il a énuméré diverses actions pour maintenir sa présence : « avec des cafés débats, des réunions, des conférences de presse, on va poursuivre le porte à porte… Tout ne se résume pas au conseil municipal. Même si c'est le dernier kilomètre de la démocratie locale, il faut passer tous les autres kilomètres avant ! ». Cette approche vise à inventer de nouvelles formes d'engagement sans élus d'opposition.
Un retrait sans calcul politicien
Basile Imbert a insisté sur le fait qu'aucun accord n'a été passé pour son retrait, rejetant toute stratégie politicienne. « Je ne fais aucun calcul politicien. Je ne veux pas me comporter en professionnel de la politique. J'ai fait un sacrifice personnel avec ce retrait mais ça en vaut la peine », a-t-il déclaré. Il a également évoqué retrouver une vie en dehors des élections, soulignant le plaisir que cela lui procure.
Ce retrait marque un tournant dans la campagne municipale d'Alès, où les enjeux politiques locaux et nationaux s'entremêlent. Basile Imbert reste déterminé à contribuer à la vie de la ville, même sans siège au conseil municipal, en prônant un renouvellement des pratiques démocratiques.



