Adoption de l'aide à mourir : réactions politiques contrastées
Aide à mourir : réactions politiques après l'adoption

L'Assemblée nationale a adopté ce mercredi 15 juillet 2026 le projet de loi sur l'aide à mourir par 342 voix pour et 178 contre. Ce vote historique ouvre la voie à une légalisation encadrée du suicide assisté et de l'euthanasie en France.

Réactions de la majorité et de l'opposition

La Première ministre, Élisabeth Borne, a salué une « avancée majeure pour la dignité des patients en fin de vie ». Elle a souligné que le texte respecte les conditions strictes de volonté libre et éclairée, de maladie incurable et de souffrance réfractaire.

À droite, Les Républicains dénoncent une « rupture grave » avec le serment d'Hippocrate. Le député LR Philippe Juvin a déclaré : « Ce texte ouvre la boîte de Pandore de l'euthanasie non consentie. »

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Équilibre trouvé grâce aux amendements

Le ministre de la Santé, François Braun, a estimé que le texte final est « équilibré » après l'intégration de plusieurs amendements. Notamment, la clause de conscience spécifique pour les médecins et un délai de réflexion de 15 jours pour le patient.

L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a salué un « aboutissement du processus démocratique complet », tout en regrettant que l'accès soit limité aux majeurs résidant en France depuis au moins un an.

Critiques des opposants

Le collectif « Soulager mais pas tuer » rassemblant des soignants et des associations pro-vie a dénoncé une « loi de mort » et promet des recours devant le Conseil constitutionnel. Selon leur porte-parole, le docteur Xavier Mirabel, « la loi fragilise la relation de confiance entre médecin et patient ».

Le député insoumis François Ruffin a voté contre, estimant que le texte ne garantit pas un accès égal sur tout le territoire : « L'aide à mourir ne doit pas être un privilège de riche. »

Prochaines étapes

Le texte doit maintenant passer au Sénat, où une majorité de droite est attendue. Le gouvernement espère une adoption définitive d'ici la fin de l'année 2026.

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