Mercredi 15 juillet 2026, l'Assemblée nationale a adopté, par 291 voix contre 241 et 29 abstentions, la proposition de loi sur le droit à l'« aide à mourir ». Ce texte, considéré comme une réforme sociétale majeure du quinquennat Macron, autorise pour la première fois en France l'assistance au suicide et, sous conditions, l'euthanasie. Le gouvernement avait donné le dernier mot aux députés après trois rejets du Sénat.
Un vote historique pour la France
La France rejoint ainsi un cercle restreint de pays ayant ouvert ce droit, parmi lesquels la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, le Canada et l'Uruguay. « C'est un grand texte pour notre République […] tant attendu par nos compatriotes », a salué Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale. Si la gauche et les macronistes ont majoritairement voté pour, et la droite et l'extrême droite contre, chaque groupe a laissé ses membres libres de leur vote, sur un sujet mêlant l'intime au politique.
Le vote des députés des Alpes-Maritimes
Sans surprise, les députés des Alpes-Maritimes ont tous voté contre la proposition de loi. Du côté de l'Union des droites pour la République, Éric Ciotti (1ʳᵉ circonscription), Bernard Chaix (3ᵉ circonscription) et Christelle D'Intorni (5ᵉ circonscription) ont voté contre. Les députés du Rassemblement national Lionel Tivoli (2ᵉ circonscription), Gabriel Tomatis (4ᵉ circonscription) et Cyril Tribuiani (6ᵉ circonscription) ont également voté contre. Enfin, les députés de la Droite Républicaine Éric Pauget (7ᵉ circonscription), Alexandra Martin (8ᵉ circonscription) et Michèle Tabarot (9ᵉ circonscription) ont aussi rejeté le texte.
Le vote des députés du Var
Dans le Var, tous les députés ont également voté contre. Yannick Chenevard (Ensemble pour la République, 1ʳᵉ circonscription) s'est opposé à la proposition de loi. Les députés du Rassemblement national Laure Lavalette (2ᵉ circonscription), Stéphane Rambaud (3ᵉ circonscription), Philippe Lottiaux (4ᵉ circonscription), Julie Lechanteux (5ᵉ circonscription), Frank Giletti (6ᵉ circonscription), Frédéric Boccaletti (7ᵉ circonscription) et Philippe Schreck (8ᵉ circonscription) ont tous voté contre.
Ainsi, sur les 18 députés des deux départements, aucun n'a voté en faveur de la loi, reflétant l'opposition majoritaire de la droite et de l'extrême droite à ce texte sociétal.



