Défaite municipale à Agde : Thierry Nadal sous le choc face à la victoire du RN
Ce dimanche soir, dans l'hôtel de ville Mirabel d'Agde, Thierry Nadal, tête de la liste "100 % Agde", digérait difficilement sa défaite face à Aurélien Lopez-Liguori du Rassemblement national. "Je suis sous le choc, déçu", déclarait-il aux journalistes présents, alors que les résultats définitifs commençaient à s'afficher bureau par bureau.
Un programme local qui n'a pas trouvé écho
Peu avant 20 heures, alors que les résultats officiels n'étaient pas encore tombés, Thierry Nadal apparaissait au milieu de la foule massée dans la mairie. "Le programme du RN, on ne le connaît pas bien, il y a eu beaucoup de promesses…", glissait-il avec amertume. "Il va falloir que notre ville se reconstruise dans la tranquillité et la confiance", ajoutait le candidat défait.
Le chef de file de "100 % Agde" remerciait ses équipes pour leur travail intense durant la campagne, tout en constatant que son programme purement local n'avait pas trouvé l'écho espéré auprès des électeurs. "Le premier tour a été difficile, nous avions une grande différence de voix. On comptait sur les abstentionnistes, malheureusement ça n'a pas été suffisant", analysait-il.
Des résultats mitigés dans certains bureaux
Malgré la défaite globale, Thierry Nadal parvenait à arriver en tête dans plusieurs bureaux de vote :
- Crèche Louise-Michel : 50,14 %
- Littoral : 50,31 %
- École Jacques-Prévert : 53,48 %
"Quand il mène, c'est de pas beaucoup", commentait une spectatrice dans la salle, résumant la situation précaire du candidat même dans ses bastions.
La crainte d'une perte d'autonomie locale
Le point le plus marquant des déclarations de Thierry Nadal concernait sa critique acerbe de la dimension nationale prise par la campagne adverse. "Là, on a un mélange d'élection locale et d'ambition nationale", déplorait-il. "Je parlais local, il parlait Paris. C'est un mouvement qui dépasse Agde, c'est un mouvement national."
Le candidat défait exprimait une crainte fondamentale pour l'avenir de sa ville : "Je crains que les décisions ne soient plus prises à Agde. Il ne faut pas qu'Agde soit un marchepied pour des ambitions nationales". Cette phrase, prononcée avec gravité, résumait l'essentiel de son analyse de la défaite.
Une transition difficile et un avenir incertain
Alors que les résultats définitifs étaient officialisés par le futur ex-maire Sébastien Frey, Thierry Nadal se retrouvait noyé dans la foule des militants du Rassemblement national en liesse. "Liguori est arrivé il y a trois mois. Mais la vie est ainsi faite… Bon vent à la ville d'Agde", lançait-il, résigné.
Interrogé à plusieurs reprises sur son rôle futur dans l'opposition, lui qui vient de passer six années dans ce rôle, Thierry Nadal répondait de manière évasive : "La nuit porte conseil". Cette réponse laconique laissait planer le doute sur son engagement politique futur dans la ville.
La mobilisation électorale n'ayant que très peu évolué entre les deux tours, le candidat défait semblait conscient que le rapport de forces lui était défavorable dès le premier tour, avec un retard initial de 2 840 voix qu'il n'avait pu combler malgré ses efforts.



