Le conseil municipal de Sommières a débuté dans le calme, les délibérations étant adoptées sans vote contre ni abstention. La tension est montée avec l'examen du dossier de la ZAC Massanas. Le débat a porté sur le retrait de la délibération du 9 mars 2026, votée par l'ancienne majorité, concernant la cession de parcelles communales à La Condamine.
Fabrice Lacan interroge la majorité sur les conséquences financières
Fabrice Lacan, élu d'opposition, a interrogé la majorité sur les conséquences financières du retrait. Selon lui, l'opération devait générer près de 3 millions d'euros de recettes, solder l'EPF (Établissement Public Foncier), éviter l'emprunt et confirmer une baisse de fiscalité. Il a estimé que ce retrait compromettait ces bénéfices pour la commune.
Le maire Stéphane Porret lui a répondu sans hausser le ton, mais avec fermeté. Pour le maire, la priorité est de « défendre les intérêts des Sommiérois, pas ceux d’un aménageur privé ». Il a rappelé que le versement de 550 000 € attendu en octobre 2025 n’avait toujours pas été perçu, alors que la commune doit encore 1,5 million d’euros à l’EPF. « Les 550 000 euros attendus en octobre 2025, on les attend toujours. On est en juillet 2026 », a-t-il insisté.
Le maire pointe un risque juridique sur le prix de cession
Le maire a aussi pointé un risque juridique sur le prix de cession des terrains. Selon les éléments évoqués, les parcelles seraient vendues autour de 25 € le m², alors qu'elles seraient évaluées à 40 €. Jean-Pierre Bondor a rappelé que l’aménageur aurait acquis des terrains voisins à 55 € le m². « Aucun élu responsable ne peut accepter de faire courir un tel risque au patrimoine communal », a déclaré Stéphane Porret, « chaque euro perdu dans un contrat déséquilibré est un euro qui ne pourra pas être investi pour améliorer la qualité de vie des habitants. »
Le retrait ne signifie pas l’abandon de la ZAC. Il s’agit de sécuriser le dossier et de renégocier les conditions nécessaires. « On reprend la main », a-t-il résumé.
Risque de libéralité illicite et opposition au retrait
Jean-François Louvet a souligné le risque de libéralité illicite, évoquant « une décision de l’ancienne majorité plus politique qu’économique ». La valorisation du foncier communal pourrait devenir centrale dans le suivi. La délibération a été adoptée. Fabrice Lacan, Youssef Chibani et Nathalie Chabaud, absente et représentée, ont voté contre.



