Trump accusé de corruption par deux policiers du Capitole
Trump accusé de corruption par des policiers du Capitole

Deux policiers ayant combattu les manifestants lors de l'assaut du Capitole le 6 janvier 2020 ont porté plainte contre le président des États-Unis, Donald Trump, pour « l'acte de corruption le plus éhonté du siècle ». Cette affaire, qui révèle un mélange des genres inédit entre pouvoir politique et administration fiscale, se déroule en trois temps.

Premier temps : un contrôle fiscal contesté

En janvier 2026, Donald Trump, en tant que contribuable, porte plainte contre l'administration fiscale américaine (IRS), pourtant placée sous son autorité. Il conteste des fuites dans la presse concernant un contrôle fiscal portant sur un remboursement de 72,9 millions de dollars, jugé indu par les inspecteurs. Trump estime que ces révélations ont nui à sa réputation et réclame 10 milliards de dollars de dommages et intérêts pour lui et sa famille.

Deuxième temps : un accord controversé

Les avocats de Trump négocient avec les fonctionnaires de l'IRS, aboutissant à un accord annoncé le 18 mai. En échange du retrait de sa plainte, un fonds de 1,776 milliard de dollars est créé, alimenté par l'argent des contribuables. Ce montant fait référence à l'année de l'indépendance américaine. Le fonds vise à indemniser les Américains ayant souffert de ce que Trump appelle la « weaponisation » de la justice sous l'administration Biden, une définition vague incluant les émeutiers du Capitole et des proches du président. Une commission de cinq membres, désignée par le ministre de la Justice Todd Blanche (ancien avocat de Trump), choisira les bénéficiaires. Le fonds cessera ses activités le 1er décembre 2028, date de fin du mandat de Trump.

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Troisième temps : une immunité fiscale déguisée

Le lendemain, un nouveau mémo précise que ni Trump ni sa famille ne pourront bénéficier du fonds. En contrepartie, l'IRS est « définitivement et irrévocablement empêché » de poursuivre Trump pour tout contrôle fiscal passé, y compris le remboursement de 72,9 millions de dollars, qui aurait pu lui coûter 100 millions de dollars. Cette manipulation permet à Trump d'arroser ses fidèles avec des fonds publics tout en obtenant une immunité fiscale totale.

Dans une démocratie normale, une telle affaire provoquerait l'indignation du Congrès et des manifestations. Mais pour l'instant, seuls quelques démocrates et certains républicains gênés ont réagi, qualifiant la démarche « d'étrange et sans précédent ». Le principal juriste du Trésor, pourtant nommé par Trump, a démissionné en signe de protestation.

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