Depuis le 1er juillet, Sabrina Beldoiantz est la nouvelle directrice déléguée du centre hospitalier (CH) Émile-Borel de Saint-Affrique, dans l'Aveyron. Elle succède à Thierry-Jacques Kiremidjian, qui occupait ce poste depuis l'automne 2024 et a fait valoir ses droits à la retraite au 1er juillet.
Sabrina Beldoiantz est également directrice adjointe en charge des affaires générales, des systèmes d'information et de la filière gériatrique pour les hôpitaux de Millau et de Saint-Affrique, dans le cadre d'une direction commune.
Un parcours de la pharmacie à la santé publique
Née à Paris, Sabrina Beldoiantz a grandi à Mireval, près de Montpellier, et a fait ses études à Frontignan et Montpellier. Après un bac et un brevet professionnel de préparateur en pharmacie, elle a obtenu à Paris le diplôme de préparateur hospitalier. Durant cinq ans, elle a exercé comme préparatrice en pharmacie hospitalière à la Pitié-Salpêtrière, tout en passant une licence de santé publique.
Elle a ensuite occupé des postes à Cayenne, en Guyane, à Poitiers et à Narbonne. Souhaitant évoluer, elle a préparé le concours de la fonction publique et intégré l'École des hautes études en santé publique (EHESP) à Rennes, qui forme les directeurs et attachés. En 2021, elle a pris un poste de directeur d'établissement sanitaire, social et médico-social en Creuse, avec une direction commune de quatre établissements : un centre hospitalier et trois Ehpad. « C'était en pleine crise du Covid. Sur les Ehpad, cela a été un sujet très lourd à apporter. Mais c'était très intéressant et formateur pour un premier poste », a-t-elle confié.
Une direction marquée par le dialogue et le terrain
Souhaitant se rapprocher de sa famille dans le Sud, elle a postulé en mai 2022 au poste de directeur de la filière gériatrique au CH de Millau, en direction commune avec le CH de Saint-Affrique, pour assurer le regroupement à Millau des trois Ehpad au sein de l'Ehpad Les Terrasses des Causses. En novembre 2023, elle a réintégré complètement la direction commune des deux hôpitaux, en charge des affaires générales et du système informatique, en collaboration avec le CHU de Montpellier.
« Depuis que j'ai pris des fonctions de direction, j'ai essayé d'être dans le dialogue, d'être au plus proche des agents, de prendre en compte la réalité du terrain et de trouver les meilleurs compromis pour parvenir à l'objectif, déclare Sabrina Beldoiantz. Pour moi, c'est parvenir à la sécurité pour les patients, la qualité et la continuité des soins. »
Des difficultés de recrutement et des lits fermés
La directrice adjointe note que depuis plusieurs mois, il y a des difficultés de recrutement : « Malheureusement, beaucoup d'établissements sur des territoires un peu isolés les rencontrent également. Concernant les recrutements, la direction des affaires médicales est la même sur Millau et Saint-Affrique. Nathalie Peyrottes chapeaute cette direction et elle applique les mêmes règles pour tous. Elle connaît très bien l'établissement de Saint-Affrique. »
Concernant le service Soins médicaux et de réadaptation (SMR), il y a 30 lits autorisés. Dix sont fermés et vingt ouverts. Les treize lits de courts séjours gériatriques sont également fermés.
« Prochainement il va y avoir l'évaluation de l'Ehpad La Sorgue et Caylus de Saint-Affrique à préparer, annonce la directrice déléguée. C'est le même principe que la certification. Il y a aussi l'évaluation de coupe Pathos, c'est-à-dire la charge en soins de chaque résident. » Un médecin va étudier les dossiers de tous les résidents. Il en résultera un chiffre qui sera pris en compte dans les financements alloués par l'Agence régionale de santé à l'hôpital.
La force de la direction commune
« La force de la direction commune, c'est que l'on travaille en équipe, souligne Sabrina Beldoiantz. Cela permet qu'il n'y ait pas qu'une seule personne qui porte tout. J'interviens pour faire la liaison entre chaque service s'il y a besoin, ou éventuellement arbitrer sur un sujet qui n'est pas routinier. »
Sabrina Beldoiantz a à cœur d'assurer une continuité dans la direction avec ce qu'avait commencé Thierry-Jacques Kiremidjian : « Ce n'est quand même pas l'idéal d'avoir des changements successifs de directeur. Ma préoccupation, c'est vraiment de faire respecter l'accès aux soins pour la population. La fonction publique hospitalière, c'est vraiment quelque chose auquel je crois. J'y suis vraiment attachée. L'objectif, c'est toujours l'intérêt du patient, du résident et des professionnels. Et d'une manière générale, la bienveillance et la façon dont on s'adresse aux personnes, c'est vraiment quelque chose auquel je tiens. »



