Roland-Garros 2026 : pourquoi le fisc français aimerait que les joueurs gagnent plus d'argent
À l'approche de l'édition 2026 de Roland-Garros, une curieuse revendication émane de l'administration fiscale française. Celle-ci souhaiterait que les joueurs de tennis gagnent davantage de prize money. L'objectif ? Accroître les recettes fiscales prélevées sur ces gains.
Un mécanisme fiscal avantageux pour les organisateurs
Actuellement, les joueurs internationaux qui participent à Roland-Garros sont soumis à un prélèvement à la source sur leurs gains. Ce taux est fixé à 15 % pour les non-résidents. Cependant, une partie des prize money peut être déduite des charges des organisateurs, ce qui réduit l'impôt sur les sociétés de la Fédération française de tennis (FFT).
En augmentant les gains des joueurs, le fisc espère que le montant total des prélèvements sera plus élevé, même si une partie est déductible. En effet, le taux d'imposition des joueurs étrangers est inférieur à celui des sociétés, mais l'augmentation des masses permettrait de générer davantage de recettes nettes.
Un précédent avec d'autres tournois
Cette stratégie a déjà été observée dans d'autres grands tournois internationaux, comme Wimbledon ou l'US Open. En augmentant les prize money, les organisateurs attirent les meilleurs joueurs, ce qui accroît la visibilité et les revenus globaux. Pour le fisc, c'est l'occasion de capter une part plus importante de ces flux financiers.
Selon des sources proches du ministère de l'Économie, une étude est en cours pour évaluer l'impact d'une hausse de 20 % du prize money sur les recettes fiscales. Les premiers résultats seraient positifs, avec un gain potentiel de plusieurs millions d'euros.
Réactions des joueurs et de la FFT
Du côté des joueurs, l'idée est accueillie favorablement. Une augmentation des gains est toujours bienvenue, surtout pour les joueurs moins bien classés. Toutefois, certains s'inquiètent d'une possible hausse de la pression fiscale à l'avenir.
La FFT, de son côté, se montre prudente. Si elle reconnaît l'intérêt d'attirer les meilleurs joueurs, elle souligne que les coûts d'organisation augmentent également. Un compromis pourrait être trouvé avec une hausse modérée du prize money, couplée à des allègements fiscaux pour les organisateurs.
En tout état de cause, cette affaire illustre les liens étroits entre sport et fiscalité. Roland-Garros 2026 pourrait bien être le théâtre d'une nouvelle donne économique pour le tennis français.



