Pas de jackpot en vue pour l'État. Les recettes fiscales liées à la flambée des prix des carburants, déclenchée par la guerre au Moyen-Orient, sont désormais en baisse. En cause : une chute d'un tiers de la consommation pendant les dix premiers jours de mai, a rapporté ce mardi Sébastien Lecornu.
Une baisse de 300 millions d'euros
« Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros, sous l'effet d'une forte baisse de la consommation (-30 %) », a écrit sur le réseau social X le Premier ministre.
« Il n'y a jamais eu de "cagnotte" »
Après des recettes fiscales supplémentaires sur mars-avril d'environ 190 millions d'euros, les recettes depuis le 1er mars « repassent sous leur niveau de l'an dernier : -105 millions d'euros », ajoute-t-il, soulignant que « les effets de la crise se font désormais directement sentir sur les recettes fiscales » et qu'il « n'y a pas, et il n'y a jamais eu, de "cagnotte" ».
Le gouvernement avait promis de faire un point tous les dix jours sur les éventuels surplus fiscaux générés par la hausse des prix à la pompe. Quand les Français consomment moins, cela engendre moins de taxes fixes (accises). En revanche, des prix plus élevés génèrent plus de TVA, avait expliqué début mai le gouvernement. Ce qui a pu alimenter l'idée d'une « cagnotte » abondée par un « surplus fiscal » dont le montant a évolué au fil du temps.



