Au Pérou, la candidate de droite Keiko Fujimori est en passe d'être élue présidente, selon les derniers sondages. Elle devance son adversaire de gauche de plusieurs points, à quelques jours du second tour de l'élection présidentielle.
Une avance confortable dans les sondages
Un sondage récent de l'institut Ipsos donne à Keiko Fujimori 52 % des intentions de vote, contre 48 % pour son rival. Cette avance de quatre points est jugée significative, bien que la marge d'erreur soit de 2,5 %. Selon les analystes, la candidate de la droite pourrait bénéficier d'un vote utile des électeurs modérés.
Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, mène une campagne axée sur la sécurité et la croissance économique. Elle promet de lutter contre la criminalité et de créer des emplois.
Une campagne marquée par la polarisation
Le second tour oppose Keiko Fujimori à un candidat de gauche radicale, ce qui a polarisé le débat politique. Les électeurs sont divisés entre la promesse de stabilité économique et la crainte d'un retour à l'autoritarisme. "Nous devons choisir entre la démocratie et la dictature", a déclaré un porte-parole de l'opposition.
La campagne a été émaillée de tensions, avec des accusations de corruption et de manipulation des médias. Keiko Fujimori a été mise en examen pour blanchiment d'argent, mais elle continue de nier les faits.
Un contexte économique difficile
Le Pérou traverse une crise économique avec une inflation élevée et un chômage en hausse. La pandémie de Covid-19 a aggravé la situation, plongeant des millions de personnes dans la pauvreté. Keiko Fujimori promet de relancer l'économie par des investissements dans les infrastructures et une réduction des impôts.
Son adversaire propose une nationalisation des ressources naturelles et une augmentation des dépenses sociales. Les marchés financiers semblent favoriser une victoire de Fujimori, le sol péruvien s'étant apprécié ces derniers jours.
Une élection sous surveillance
Le second tour est surveillé par des observateurs internationaux, qui craignent des irrégularités. Le gouvernement a promis un scrutin transparent, mais des doutes subsistent sur l'intégrité du processus. "Nous veillerons à ce que chaque vote soit compté", a affirmé le président du Conseil national électoral.
Les résultats définitifs sont attendus dans les prochains jours. Si Keiko Fujimori l'emporte, elle deviendrait la première femme présidente du Pérou depuis 2018.



