Le tribunal correctionnel de Toulon a annulé, ce jeudi matin, la plainte pour diffamation déposée par le maire de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, contre son ancien opposant Jean-Ronan Le Pen et l'association politique La Vague Mandréenne. Ni condamnation, ni relaxe : le tribunal n'a pas eu à se prononcer sur le fond, les citations étant annulées pour vices de forme.
Une nullité soulevée par la défense
L'audience s'était tenue le 1er juillet devant le tribunal présidé par le juge Philippe Plantard. L'avocat de la défense, Me Thomas Callen, du barreau de Marseille, avait soulevé plusieurs nullités qui ont été validées par le tribunal. L'édile poursuivait son ancien opposant pour « diffamation envers un dépositaire de l'autorité publique », notamment en raison de la race, après que Jean-Ronan Le Pen l'eut qualifié de « vieil archétype du mâle blanc ».
Une association ne peut être poursuivie pour un délit de presse
Me Thomas Callen avait d'abord fait valoir qu'une personne morale, telle qu'une association, ne peut être poursuivie pour un délit de presse. De fait, la plainte contre La Vague Mandréenne, dont le site aurait servi de support à l'article incriminé, a été annulée. L'avocat avait ensuite reproché à la plainte du maire un manque de formalisme, alors que l'article 53 de la loi sur la liberté de la presse n'admet aucune imprécision, « à peine de nullité de la poursuite ».
Le plaignant débouté et condamné aux frais
Débouté de ses demandes, le plaignant devra par ailleurs indemniser Jean-Ronan Le Pen et La Vague Mandréenne à hauteur de 800 euros pour les frais engagés dans cette procédure. Cette décision intervient dans un contexte de tensions politiques locales, alors que les deux hommes s'étaient déjà opposés par plainte interposée à quelques jours du scrutin municipal.



