Une perquisition a eu lieu le 3 février dans les bureaux du PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, et de ses proches collaborateurs, dans le cadre d'une procédure judiciaire ouverte après une plainte de l'ex-PDG de Casino, Jean-Charles Naouri, lui-même condamné en janvier. L'information, confirmée par une source judiciaire jeudi, a été révélée par le média La Lettre.
Carrefour confirme et réfute les accusations
Interrogé par l'AFP, le groupe Carrefour a déclaré : « Carrefour confirme avoir fait l'objet il y a six mois d'une perquisition. » Le groupe précise qu'il s'agit d'un acte de procédure classique et habituel, et « réfute fermement toutes les accusations dont le Groupe fait l'objet ».
La plainte de Jean-Charles Naouri, déposée le 9 juillet 2024 avec constitution de partie civile, vise des faits de « manipulation de cours », « délits d'initiés » et « association de malfaiteurs ». Cette plainte a automatiquement entraîné l'ouverture d'une information judiciaire.
Des chefs d'accusation étendus
Selon la source judiciaire, le réquisitoire introductif du 3 juin 2025 inclut également les chefs de « diffusion d'informations fausses ou trompeuses », « corruption privée active » et « complicité et recel de ces délits ». Deux juges d'instruction ont été co-saisis pour enquêter sur ces faits.
Une enquête sur des tentatives de rapprochement et des attaques via des fonds
D'après La Lettre, les juges s'intéressent à une éventuelle tentative de rapprochement entre Carrefour et Casino en septembre 2018, ainsi qu'à de supposées attaques de Carrefour contre Casino, via des fonds de vente à découvert, pour parvenir à ses fins.
Casino condamné en janvier
Le groupe Casino, qui possède les enseignes Monoprix et Franprix, a été condamné le 29 janvier à une amende de 40 millions d'euros, dont 20 millions avec sursis, dans le procès pour corruption impliquant son ex-PDG Jean-Charles Naouri.



