Paul Simbsler, nouveau président des restaurateurs de Menton, veut fédérer
Paul Simbsler veut fédérer les restaurateurs de Menton

Paul Simbsler vient d'être élu président de la branche restauration de l'Umih Menton Roya & Merveilles. Il a ouvert un restaurant asiatique dans le centre-ville de Menton il y a neuf mois. Élu par ses pairs au sein du syndicat présidé par Nicolas Flament, Paul Simbsler se dit « très honoré de cette reconnaissance » tout en la prenant avec beaucoup d'humilité.

Un restaurateur engagé dans la vie locale

« Voilà neuf mois que j'ai ouvert mon restaurant en centre-ville, mais j'ai déjà décelé des problématiques propres à notre bassin très touristique », explique ce diplômé d'école de commerce et ingénieur de formation. Avec son épouse Dila aux origines thaïlandaises et cambodgiennes, il a ouvert un restaurant de cuisine authentique « Kao Bistrothaï », rue de la République à Menton, après une expérience de plusieurs années en Asie du Sud-Est, où il a exercé différents métiers dans l'import-export. Rentré en France en 2018, il s'oriente dans le domaine des travaux publics en région parisienne, puis en Normandie, avant de rejoindre Roquebrune-Cap-Martin, dont sa famille est originaire.

Recréer du lien et peser dans les choix municipaux

« Nous devons être force de proposition », affirme Paul Simbsler. « Je veux me présenter à tous et leur proposer un moment d'échanges dès la rentrée pour évoquer les problématiques qu'ils rencontrent et leur apporter un réseau de soutien et de bonnes pratiques. Je sais bien que je ne ferai pas l'unanimité (le territoire compte une cinquantaine d'établissements), mais ensemble, on peut essayer de peser dans les choix de la municipalité, qui vient de changer, en allant dans le sens de la coopération et de la cohésion. »

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Problématiques post-Covid et spécifiques au territoire

Selon le nouveau président, la profession a connu une véritable évolution depuis le Covid. Les restaurateurs doivent s'adapter, d'autant que chaque jour, ils mettent leur réputation en jeu sur les réseaux sociaux. « Il faut prendre conscience de tout cela et revoir nos modèles d'organisation : les horaires, le recrutement, les règles d'hygiène… mais aussi faire face aux exigences des clients et des employés, à la baisse de la consommation, l'aspect climatique, le coût de l'énergie, et bientôt la facturation électronique… »

Certaines problématiques sont propres à Menton, comme la hausse des contrôles d'hygiène pour non-respect des règles ou encore des baux non conformes à l'exploitation. Un appel à la responsabilisation des professionnels, qui souffrent du « manque de logements pour leur personnel et du même coup de main-d'œuvre qualifiée malgré un bassin attractif vampirisé par Monaco. Les Airbnb créent aussi un déséquilibre ! »

Des chantiers concrets pour la profession

Parmi les sujets chauds qu'il veut mettre sur la table : la Fête du Citron, notamment les soirs de corso, où le centre-ville est neutralisé très tôt, alors que le coup d'envoi n'est qu'à 21 h et que cet afflux massif de personnes pourrait être capté par des établissements. Mais aussi : la mise en valeur de restaurants isolés dans certains quartiers, la diversité des cuisines proposées, la mutualisation de services (fournisseurs, assurances, énergie…), l'engagement de partenariats avec des associations (brunchs…), ou lors d'événements (Fête de la musique, Festival du film fantastique, etc.), la création d'itinéraires de saveurs et de labels avec charte en collaboration avec l'Office du tourisme. « Pour moi, la concurrence entre établissements n'est pas néfaste, c'est tout le contraire », conclut-il.

Paul Simbsler est aussi l'attaché parlementaire du député de la 4e circonscription Gabriel Tomatis et conseiller municipal d'opposition à Roquebrune-Cap-Martin, aux côtés de Guillaume Contesse (RN).

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