Au "Vival", Marie-Laure souhaite rendre son tablier. Dans le village de Maureilhan, dans l'Hérault, la gérante de la supérette franchisée et indépendante cherche un repreneur pour son commerce. Travailler ensemble est une marque de fabrique de la famille Estruch. Jusqu'à présent, père et fils œuvraient sur les marchés pendant que mère et fille tenaient le "Vival". Mais Laury, la fille, a eu envie d'un bébé et le petit Joshua est né. Marie-Laure s'est retrouvée seule à gérer la boucherie-épicerie et n'a plus aucun temps pour elle.
Une vie de travail dédiée au commerce
Elle arrive à son commerce tous les jours de la semaine à 6 h 45 et ne ménage pas ses efforts pour offrir à sa clientèle un rayon boucherie très bien achalandé, tout comme le rayon fromage. Les fruits et légumes et le pain arrivent chaque jour tout frais. Autant d'exigences qui demandent beaucoup d'investissement. Certes, les clients, souvent jeunes, trouvent tout ce dont ils ont besoin sur les 120 m² du magasin.
Un souhait de retraite bien mérité
Aujourd'hui, Marie-Laure, qui a commencé à travailler à l'âge de 15 ans, aspire à s'arrêter, notamment pour prendre du bon temps avec son petit-fils et ne pas toujours se lever à l'aube. Le commerce, refait à neuf il y a trois ans avec tout le matériel qui reste en place, "conviendrait parfaitement à un jeune boucher qui souhaite se lancer", estime-t-elle.
En attendant, elle continue invariablement à mettre en pratique le dicton qu'elle a affiché à l'entrée de son commerce : "De tout ce que vous portez, votre sourire est ce qui vous va le mieux. Alors, revêtez-le chaque jour."
Correspondant Midi Libre : 06 47 88 74 22.



