Publicité « Ce n’est pas la data qui nous manque en F1, c’est plus le temps pour l’analyser » : le pilote Ferrari Charles Leclerc évoque la balance entre humain et technologie en amont du Grand Prix de Monaco
Il n’a que 28 ans mais le Monégasque Charles Leclerc a vu sa discipline révolutionnée par la collecte massive de données par les ingénieurs et leur analyse par l’intelligence artificielle. Mais le pilote Ferrari l’assure : rien ne remplace l’instinct.
Enregistrer Partager T.M Thomas Michel CRÉÉ LE 5 juin 2026 • 11:40 MIS À JOUR LE 5 juin 2026 • 11:40
Charles Leclerc ce jeudi dans les paddocks du Grand Prix de Monaco. Jean François Ottonello / Nice-matin réservé aux abonnés Voir nos offres
Le talent n’attend pas le nombre des années et les modèles de précocité ne manquent pas en Formule 1. La preuve encore cette année avec Kimi Antonelli, leader dans la discipline reine de l’automobile à seulement 19 ans. Au coup de volant, la vista et la vélocité s’ajoute toutefois une nouvelle corde à l’arc du triomphe : la capacité à ingurgiter de la data. Dès leur plus jeune âge, les aspirants professionnels apprennent désormais à analyser, en un temps record, des tonnes de données façon astronautes de la Nasa.
Charles Leclerc le concède volontiers en famille : son cousin, Andréa Manni, engagé en karting à l’échelle internationale depuis ses 11 ans, a trois ou quatre ans d’avance sur ses temps de passage en la matière. à lire aussi Il vient de décrocher son premier podium international en karting à 11 ans: la vie à 100 à l’heure du monégasque Andréa Manni
« J’ai grandi en karting et on était surtout concentrés sur l’intuition et nos sensations dans le kart », confirmait ce jeudi 4 juin Charles Leclerc en conférence de presse, avant de résumer la place exponentielle des données dans la F1. à lire aussi Grand Prix F1 de Monaco : comment l’intelligence artificielle permet de mieux appréhender les courses ?
« J’ai eu des premières datas en passant en monoplace, sur l’accélérateur, le frein, le volant, ce qui permet d’expliquer d’une meilleure manière à son ingénieur ce qu’on ressent dans la voiture, ce qu’on aime ou pas. Au fur et à mesure qu’on monte de catégories, on a de plus en plus de capteurs et donc de données. Et aujourd’hui en F1, ce n’est pas la data qui nous manque, c’est plus le temps entre les sessions pour les analyser. Même si l’intelligence artificielle nous aide énormément. »
Quid de la balance entre humain et technologie alors ? La F1 est-elle condamnée à voir l’intelligence artificielle prendre la main ? « Aujourd’hui, optimiser une voiture n’est pas le plus compliqué. Sur le papier, tous les teams savent plus ou moins comment améliorer une Formule 1. Mais il faut trouver comment l’humain rentre dans tout cela et, en tant que pilote, j’ai des préférences de réglages qui ne se voient pas forcément dans les prédictions des ingénieurs. La communication entre l’ingénieur et le pilote est donc particulièrement déterminante. »
Pour prolonger la lecture Grand Prix F1 de Monaco, Charles Leclerc ... Enregistrer Partager sur le même thème: F1 « Cette édition capture l’excitation et la compétitivité du sport dans une version fun et accessible » : Monopoly sort une version F1 de son jeu pour l’été Monaco F1 Grand Prix F1 de Monaco : comment l’intelligence artificielle permet de mieux appréhender les courses ? Monaco F1 L’Automobile Club de Monaco change de moteur pour éclairer le week-end du Grand Prix F1 de Monaco Monaco F1 Vainqueurs il y a 20 et 10 ans, les « papis » Fernando Alonso et Lewis Hamilton font de la résistance au Grand Prix F1 de Monaco Monaco F1 À l’hôpital de Monaco, les cerveaux d’anciens pilotes automobiles passés au crible : voici les résultats de cette étude inédite Monaco F1 « Tu vois Fernando [Alonso], ce n’était pas une bonne idée » : pendant le 83e Grand Prix F1 de Monaco, les journalistes rouvrent la boîte à anecdotes Monaco F1 « Vous savez conduire ? Eh bien, cela suffira ! » : à la veille du Grand Prix de Monaco, Michel Boéri raconte comment le Prince Rainier l’a convaincu de prendre la présidence de l’Automobile Club en 1972 Monaco F1 « Pendant quelques minutes, j’avais l’impression d’être un vrai pilote » : les aficionados du monde entier ont envahi la fan zone du Grand Prix F1 de Monaco Monaco F1 Publicité Revenir en haut



