Le chef des députés conservateurs allemands, Jens Spahn, a annoncé sa démission ce samedi 18 juillet 2026, après avoir été vivement critiqué pour avoir eu recours à une gestation pour autrui (GPA) aux États-Unis. Cette pratique est interdite en Allemagne.
Les faits
Jens Spahn, figure influente de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), a révélé en juin dernier qu'il était devenu père d'un enfant via une mère porteuse en Californie. Cette annonce a suscité un tollé dans les rangs conservateurs et au sein de l'opinion publique allemande, où la GPA est perçue comme contraire à l'éthique.
Selon le journal Bild, Spahn aurait dépensé environ 150 000 euros pour cette procédure, incluant les frais médicaux et juridiques. Le député de 45 ans a justifié son choix par son âge et son désir de fonder une famille, mais ses détracteurs ont souligné l'incohérence avec les positions de son parti, qui prône la protection de la vie et la famille traditionnelle.
Réactions et conséquences
La chancelière allemande, Angela Merkel, a exprimé son respect pour la décision de Spahn, tout en rappelant que la GPA reste illégale en Allemagne. « Je comprends les motivations personnelles de Jens, mais nous devons respecter nos lois », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.
L'opposition sociale-démocrate et les Verts ont réclamé des éclaircissements sur d'éventuelles infractions pénales. En Allemagne, la GPA est passible de poursuites pour les professionnels de santé, mais les parents ne sont généralement pas poursuivis. Toutefois, la question de la reconnaissance légale de l'enfant reste floue.
Impact politique
La démission de Spahn fragilise la CDU à un an des élections fédérales. Il était considéré comme un possible successeur de Merkel. Son départ ouvre une lutte pour la direction du groupe parlementaire conservateur, qui compte 246 députés.
Spahn a déclaré dans un communiqué : « Je quitte mes fonctions pour préserver l'unité de mon parti et me consacrer à ma famille. Je reste député et continuerai à servir mes électeurs. »



