Jean-Michel Roussier, président du Havre Athletic Club, a déclaré qu'« un club de football n'a pas vocation à vivre du mécénat ». Cette prise de position, rapportée par Libération, intervient alors que le club normand s'apprête à retrouver la Ligue 1 après plusieurs saisons en Ligue 2.
Un modèle économique basé sur les revenus propres
Pour Jean-Michel Roussier, le financement d'un club professionnel doit reposer sur des ressources durables et autonomes, telles que les droits télévisés, la billetterie, le sponsoring et la formation des jeunes joueurs. « Nous devons construire un club qui vit de ses propres forces, pas de la générosité des mécènes », a-t-il insisté.
Le dirigeant havrais a souligné que le club a suivi cette voie depuis plusieurs années, avec un centre de formation réputé qui a produit des talents comme Riyad Mahrez ou Dimitri Payet. « Notre force, c'est notre formation. Elle nous permet d'avoir un modèle économique vertueux », a-t-il ajouté.
Un club à l'équilibre financier
Le Havre AC affiche un budget d'environ 40 millions d'euros pour la saison 2026-2027, un montant modeste comparé aux grosses écuries de Ligue 1. Malgré cela, le club vise un maintien confortable et souhaite s'appuyer sur son collectif et son identité.
Jean-Michel Roussier a également évoqué la question du mécénat dans le football français, estimant que cette pratique ne doit pas devenir la norme. « Le mécénat peut aider ponctuellement, mais il ne doit pas être le socle d'un projet sportif », a-t-il expliqué.
Une vision pour l'avenir
Le président du HAC a conclu en réaffirmant sa confiance dans le projet du club, porté par la formation et la stabilité financière. « Nous voulons être un club exemplaire, qui ne dépense pas plus qu'il ne gagne », a-t-il déclaré.
Cette position pourrait inspirer d'autres clubs français, souvent tentés par des investisseurs extérieurs ou des financements liés à des intérêts privés. Jean-Michel Roussier, lui, mise sur la pérennité et la formation pour assurer l'avenir du Havre AC.



