« Mais, je pensais que vous étiez mort ! » C'est par cette apostrophe, presque désopilante, que l'économiste Jean-Hervé Lorenzi a récemment été accueilli en s'asseyant dans un taxi. Cette méprise, il la vit régulièrement : on le confond avec Gérard Collomb, l'ancien ministre de l'Intérieur et emblématique maire de Lyon, son aîné d'un mois et quatre jours.
Une ressemblance frappante
Lorenzi en rit, mais reconnaît que la confusion n'est pas infondée. La silhouette est quasi identique, les traits du visage présentent une similarité évidente, et le sourire, un brin espiègle, semble avoir été moulé sur l'un pour être posé sur l'autre. Au-delà de l'apparence, un autre point commun les unit : une longévité remarquable dans leurs fonctions respectives.
Le Cercle des économistes comme la mairie de Lyon
Jean-Hervé Lorenzi est au Cercle des économistes ce que Gérard Collomb fut à la cité des Gones : un indéboulonnable. Lorenzi préside ce cercle de réflexion économique depuis 2012, après en avoir été le vice-président. Il y a notamment lancé les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, un rendez-vous annuel incontournable. De son côté, Collomb a dirigé Lyon de 2001 à 2017, avant de passer la main, mais en restant une figure centrale.
Cette ressemblance, loin de le gêner, amuse Lorenzi. Elle illustre aussi, selon lui, une certaine constance dans l'engagement, qu'il s'agisse d'économie ou de politique locale.



