La 105e foire aux antiquités et à la brocante de Barjac, dans le Gard, se déroulera du mercredi 12 au dimanche 16 août. Environ 300 exposants sont attendus, malgré la chaleur et un contexte économique difficile. Les ventes débuteront à 8 heures pour profiter de la fraîcheur matinale.
Une organisation millimétrée
Depuis la fin de la semaine dernière, Maximilien Raoux, président du Comité d’expansion économique et touristique de la commune de Barjac, l’association organisatrice, se charge de l’organisation de l’événement avec l’aide d’une dizaine de personnes. Du traçage des emplacements des exposants, par exemple, tout est pensé pour accueillir les professionnels au cœur du village, de la place Charles-Guynet jusqu’au pourtour du château, en passant par l’avenue Chaillot.
« Il y aura environ 300 professionnels », indique-t-il. La foire vit, comme bien souvent, au rythme de l’actualité. Ainsi, les conditions météorologiques titillent l’attention des organisateurs. « Nous sommes soucieux », confie même Maximilien Raoux. « Car il fait très chaud. » Même si aujourd’hui il est loin d’imaginer cette possibilité, il rappelle qu’en cas de déclenchement de l’alerte rouge lors d’une vague de chaleur, « le préfet peut annuler la manifestation ».
Horaires avancés pour la fraîcheur
Pour autant, le comité d’expansion barjacois a décidé de donner le top départ des ventes une heure plus tôt que lors des précédentes éditions. En conséquence, ce mercredi 12 août, le « grand déballage » débutera sur les coups de 8 heures, alors qu’il était jusque-là lancé à 9 heures. « C’est plus frais, plus agréable pour faire de bonnes affaires », sourit le président. Et la foire rouvrira ensuite toujours les autres jours de la semaine à 8 heures.
Les regards se portent vers l’avenir : « Nous commençons à repenser la manifestation à cause de la chaleur… »
Un contexte économique difficile
Outre le climat, les maîtres-d’œuvre de la foire de Barjac doivent conjuguer avec un contexte économique difficile. Ainsi, ils relèvent « une baisse de fréquentation » des exposants, voire des annulations. « Nous avons des personnes qui viennent depuis dix ou vingt ans et qui nous disent que c’est trop cher, alors que nous n’avons pas augmenté le montant de l’occupation des emplacements depuis plusieurs années », relate Maximilien Raoux.
Mais la problématique des antiquaires et autres brocanteurs réside également dans les difficultés à se loger dans la région en pleine saison touristique, avec des frais d’hébergement plus élevés qu’à Pâques, et cette année, surtout un prix du carburant en forte hausse, qui pénalise tout particulièrement les professionnels venant de loin, de l’autre bout de l’Hexagone. À cela, s’ajoute un pouvoir d’achat des ménages en berne.
Des acheteurs étrangers et des exposants fidèles
« On le voit depuis quelques années. Même lors de la foire d’avril (la plus porteuse en termes de business, NDLR), on voit qu’il y a moins de monde. Aujourd’hui, les gros acheteurs sont étrangers. » Pour autant, il est visiblement impensable que ce « contexte général » conduise l’association organisatrice à tourner le dos à ses valeurs.
« Barjac, ça reste Barjac ! », balance Maximilien Raoux. « Il y aura toujours de beaux stands, avec entre 70 % et 80 % d’exposants fidèles. » Il ajoute que, toujours, « on se permet de filtrer. On ne prend pas n’importe qui. On retient des exposants de qualité, qui viennent avec des articles de qualité. On garde cette exigence-là ! »
Rendez-vous au petit matin
Il reste désormais à savoir ce que les chineurs découvriront au petit matin de ce mercredi 12 août. Quels types d’objets ? Quelles tendances ? La réponse du président rejoint celles des éditions passées : « Ça, on le voit à l’ouverture des trésors… »
La foire est ouverte jusqu’à 18 heures. Accès libre et gratuit.



