Facture électronique : à Béziers, les entreprises s'adaptent
Facture électronique : Béziers s'adapte à la réforme

Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises, quelle que soit leur taille ou leur statut juridique, doivent être en mesure de recevoir une facture électronique via une plateforme agréée par l'État. À Béziers, les cabinets d'experts-comptables et les commerçants s'adaptent à cette réforme, qui vise à simplifier la gestion et à lutter contre la fraude à la TVA, avec un gain potentiel de 3 milliards d'euros pour l'État.

Une réforme anticipée mais un marathon pour les cabinets

Dans l'agenda des cabinets d'experts-comptables de Béziers, le rendez-vous était noté depuis longtemps. « On est en plein dedans », relate Guillaume Vidal, expert-comptable et fondateur du cabinet Vidal Expert Conseil. Pour lui et ses confrères, cette semaine de rentrée ressemble à un marathon. « Nous avions anticipé cette date du 1er septembre et nous sommes quasi bons, mais il reste beaucoup de travail », explique-t-il, notamment la tâche de réorganiser les cabinets. « Cette réforme va surtout affecter notre façon de travailler », poursuit l'expert.

Guillaume Vidal estime que cette réforme est « subie par la profession », mais il admet également que « cette digitalisation poussée est probablement pour le mieux ». Concrètement, les entreprises pourront désormais recevoir et émettre des factures électroniquement depuis les plateformes, sans nécessité d'utiliser du papier. Fini les manipulations de documents et les journées consacrées à scanner une par une les preuves d'achats ou de débits.

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Un restaurateur de Béziers y voit un gain de temps

Un restaurateur du Polygone de Béziers se réjouit de cette évolution : « Cela ne va pas changer grand-chose pour nous, si ce n'est que ça va fluidifier notre travail et nous faire gagner du temps ». Pour l'heure, l'électronisation obligatoire ne concerne que la réception de factures. Lors de la prochaine échéance, en septembre 2027, les TPE et PME devront également émettre la totalité de leurs factures de manière électronique. Le restaurateur s'en réjouit : « je n'y vois qu'un gain de temps, sans que cela ne représente de coûts supplémentaires importants ».

Cependant, l'accompagnement des clients reste un défi. « Cela va nous demander du temps pour accompagner nos clients, tous ne sont pas agiles de la même manière avec le numérique. Nous travaillons avec des infirmières, des kinés, des garagistes, autant de personnes dont ce n'est pas le métier », anticipe Guillaume Vidal. L'expert-comptable a déjà entamé ce travail avec ses clients, même si « jusqu'à décembre, la priorité reste les bilans de fin d'année ».

Un gain estimé à 3 milliards d'euros pour l'État

Cette réforme doit permettre de « lutter contre la fraude à la TVA », avec un gain potentiel estimé entre deux et trois milliards d'euros, affirme le cabinet du ministre des comptes publics, David Amiel. D'après les derniers chiffres, plus de quatre millions d'entreprises, soit 66 % d'entre elles, ont d'ores et déjà choisi leur plateforme. La prochaine étape de la réforme aura lieu en septembre 2027, avec l'obligation pour les TPE et PME d'émettre leurs factures électroniquement.

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