Valérie Bénier, artisan-horlogère installée à Nîmes depuis une trentaine d'années, ne plaisante pas avec les échéances. Alors que la facturation électronique devient obligatoire au 1er septembre 2026, cette petite chef d'entreprise a choisi d'anticiper le mouvement. Son échoppe, située à l'extérieur des halles de Nîmes, emploie une petite dizaine de personnes. Mais la taille modeste de son établissement ne l'a pas empêchée de se préparer avec rigueur.
Une anticipation réfléchie
Dès que l'annonce a été faite, Valérie Bénier a pris les devants. « C'est très tôt anticipé sa mise en place, avec mon expert-comptable », explique-t-elle. Elle a également sollicité son fournisseur de logiciel dédié aux horlogers pour effectuer les mises à jour nécessaires. L'objectif : faire évoluer le logiciel afin qu'il soit adapté à la nouvelle organisation de la facturation, notamment celle qui gère les réparations pour les clients.
Le choix crucial de la plateforme
Si elle reconnaît un risque « d'essuyer les plâtres », Valérie Bénier consent que, pour l'heure, le problème majeur est de choisir l'abonnement à l'une des différentes plateformes obligatoires par lesquelles elle devra passer. « Nous devons définir celle qui va le mieux correspondre aux contraintes de notre activité et aux flux de factures », précise-t-elle.
Des coûts à intégrer
Autre contrainte à intégrer : les coûts engendrés par la nouvelle organisation de la facturation électronique. « Il faudra assumer ces coûts, insiste-t-elle. Mais aussi déterminer à quel moment faudra-t-il les répercuter, ou non d'ailleurs, sur nos prix. » Car, rappelle-t-elle, « un chef d'entreprise se doit aussi d'être rentable ». D'autant, conclut-elle, que « toute l'énergie mise actuellement à l'arrivée de la facturation électronique, c'est autant de temps que l'on ne consacre pas à son propre commerce ».
Cette anticipation est d'autant plus louable que de nombreuses entreprises peinent encore à s'adapter. La facturation électronique, qui vise à moderniser et simplifier les échanges entre entreprises, représente un défi de taille, surtout pour les TPE et PME. Valérie Bénier montre l'exemple en prenant les devants, malgré les incertitudes et les coûts supplémentaires.



