La compagnie aérienne low-cost EasyJet a annoncé ce vendredi 10 juillet 2026 être entrée en négociations exclusives avec le fonds d'investissement américain Apollo Global Management pour une reprise partielle de ses activités. Selon un communiqué, un accord de principe a été trouvé, portant sur la cession de certaines parts de la société.
Un deuxième acquéreur potentiel
Ce projet de reprise par Apollo intervient après l'échec des discussions avec un premier acquéreur, un consortium mené par le fonds britannique Indigo Partners. EasyJet précise que les négociations avec Apollo concernent principalement ses activités sur le continent européen, hors Royaume-Uni.
Le montant de la transaction n'a pas été divulgué, mais des sources proches du dossier évoquent une valorisation de l'ordre de 1,5 milliard d'euros pour les actifs concernés. Apollo prévoirait de conserver la marque EasyJet et une partie de la flotte, tout en restructurant le réseau de lignes.
Impact sur l'emploi et les opérations
EasyJet emploie environ 15 000 personnes, dont 9 000 en France. Le fonds Apollo s'est engagé à maintenir l'ensemble des effectifs pendant une période de deux ans, selon le communiqué. Toutefois, des syndicats redoutent des suppressions de postes à plus long terme.
« Nous sommes satisfaits de cet accord de principe qui permet de sécuriser l'avenir de la compagnie, mais nous restons vigilants sur les garanties sociales », a déclaré un porte-parole du syndicat CFDT.
La direction d'EasyJet a indiqué que les négociations devraient aboutir d'ici la fin de l'année 2026, sous réserve de l'approbation des autorités de la concurrence.
Contexte de difficultés financières
EasyJet traverse une période difficile depuis la pandémie de Covid-19, avec une perte nette de 400 millions d'euros en 2025. La hausse des prix du carburant et la concurrence accrue des compagnies à bas coûts ont également pesé sur ses comptes.
Le fonds Apollo, spécialisé dans les investissements dans le transport aérien, a déjà réalisé des opérations similaires avec d'autres compagnies en difficulté, comme Alitalia en 2024.



