Édouard Philippe : « Notre âge d’or est-il vraiment achevé ? »
Édouard Philippe : notre âge d’or est-il fini ?

Dans une tribune publiée ce mercredi, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe s'interroge sur la perception d'un déclin français et appelle à un sursaut collectif. « Notre âge d'or est-il vraiment achevé ? » demande-t-il, en référence aux inquiétudes croissantes sur l'avenir économique et social du pays.

Un constat lucide sur les fragilités françaises

Édouard Philippe dresse un tableau sans concession : il évoque la perte de compétitivité, l'endettement public qui atteint 112 % du PIB, et la montée des populismes. Selon lui, la France souffre d'un « mal de vivre » qui se traduit par une défiance envers les institutions. Il cite un sondage récent où 68 % des Français estiment que le pays est en déclin.

L'ancien locataire de Matignon rappelle que la France a connu des périodes de prospérité, mais que celles-ci ont toujours été suivies de réformes douloureuses. « L'âge d'or n'est pas un état permanent, mais un équilibre à reconquérir », écrit-il.

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Un appel à l'action pour éviter le décrochage

Pour Édouard Philippe, la solution passe par une accélération des réformes structurelles. Il plaide pour une baisse des dépenses publiques, une simplification administrative et un investissement massif dans l'innovation. « Nous devons retrouver le goût du risque et de l'effort », insiste-t-il, tout en reconnaissant que ces changements seront impopulaires.

Il cite l'exemple de l'Allemagne, qui a su se réinventer après les années 2000 grâce à des réformes du marché du travail. « La France a les atouts pour réussir, mais il faut une volonté politique forte », ajoute-t-il.

Une réaction contrastée dans la classe politique

La tribune d'Édouard Philippe a suscité des réactions diverses. Le député LFI François Ruffin a dénoncé un « discours de résignation », tandis que le président du groupe LR à l'Assemblée, Olivier Marleix, a salué une « analyse lucide ». De son côté, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a estimé que « le diagnostic est partagé, mais les solutions doivent être collectives ».

Édouard Philippe conclut en appelant à un « nouveau contrat social » fondé sur le travail, l'éducation et la justice. « L'âge d'or n'est pas derrière nous, il est à construire », assure-t-il.

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