Face aux difficultés de recrutement, les TPE-PME explorent de nouvelles pistes pour retenir leurs employés. Parmi elles, le don d’actions émerge comme une solution originale, mais encore peu adoptée. Le cabinet de conseil Julhiet Sterwen fait figure de pionnier en France en offrant à ses collaborateurs de véritables parts du capital.
Un dispositif unique en France
Né de la fusion entre Sterwen et le cabinet Bernard Julhiet en 2015, Julhiet Sterwen se distingue par sa politique de fidélisation. Alors que le télétravail, la semaine de quatre jours ou la formation sont souvent privilégiés, ce cabinet a choisi le don d’actions. Ce mécanisme permet aux salariés de devenir actionnaires sans débourser un centime, renforçant ainsi leur sentiment d’appartenance.
Comment fonctionne le don d’actions ?
Concrètement, l’entreprise attribue des actions gratuites à ses employés, généralement en fonction de leur ancienneté ou de leurs performances. Ces actions donnent droit aux dividendes et au vote lors des assemblées générales. Pour Julhiet Sterwen, cette pratique vise à aligner les intérêts des collaborateurs sur ceux de l’entreprise, tout en les encourageant à rester sur le long terme.
Un levier de fidélisation prometteur
Selon Marc Sabatier, président et fondateur de Julhiet Sterwen, le don d’actions a un impact direct sur la rétention des talents. « Les collaborateurs se sentent davantage impliqués dans la réussite de l’entreprise », explique-t-il. Ce dispositif, bien que rare, pourrait séduire d’autres structures confrontées à un marché du travail tendu.
Pour l’instant, Julhiet Sterwen reste la seule entreprise française à avoir adopté cette approche. Mais face à l’engouement pour les modèles participatifs, le don d’actions pourrait bien faire des émules dans les années à venir.



