À La Havane, le groupe GAESA, bras économique de l'armée cubaine, étend son emprise sur l'économie du pays, profitant des sanctions américaines pour renforcer son contrôle. Ce conglomérat, dirigé par des officiers supérieurs, gère désormais des secteurs clés comme le tourisme, les télécommunications et l'import-export.
Un empire en pleine expansion
GAESA contrôle plus de 60 % de l'économie cubaine, selon des estimations. Ses activités vont des hôtels de luxe aux magasins de devises, en passant par les ports et les aéroports. Les sanctions américaines, en isolant Cuba, ont paradoxalement favorisé ce monopole militaire en limitant la concurrence étrangère.
Les conséquences pour la population
Cette mainmise suscite des critiques. De nombreux Cubains dénoncent un système à deux vitesses où les militaires et leurs proches bénéficient de privilèges, tandis que la majorité peine à joindre les deux bouts. Les pénuries et l'inflation aggravent les difficultés quotidiennes.
Le gouvernement cubain défend GAESA comme un outil de résistance face à l'embargo américain. Mais pour les opposants, il s'agit d'un obstacle à toute réforme économique. La question divise jusqu'au sein du Parti communiste.
Washington en accusation
Les États-Unis, via leur embargo, renforcent involontairement le pouvoir de l'armée. En asphyxiant l'économie, ils poussent le régime à militariser davantage les secteurs stratégiques. Une situation que dénoncent certains experts, appelant à une levée des sanctions pour permettre une libéralisation.
En attendant, GAESA continue de prospérer. Ses dirigeants affirment que le groupe contribue à la défense nationale. Mais pour beaucoup de Cubains, il incarne un système opaque et inégalitaire.



