Clonage de plaque : 120 contraventions en 5 mois pour une Britannique
Clonage de plaque : 120 contraventions en 5 mois

Entre février et juillet 2024, Heather Caddick, une habitante de Keynsham près de Bristol, a reçu plus de 120 contraventions après que des malfaiteurs ont cloné la plaque d'immatriculation de son véhicule. Jusqu'à douze amendes par jour se sont accumulées dans sa boîte aux lettres, pour des motifs variés : circulation sur les voies réservées aux bus, excès de vitesse, ou non-paiement des redevances liées à la zone de qualité de l'air de Bristol.

Un calvaire administratif quotidien

Les ennuis ont commencé en février 2024, lorsqu'elle a acheté une nouvelle voiture à un vendeur privé. Son véhicule a été repéré sur le site de vente entre particuliers et sa plaque a été clonée. Chaque contravention nécessitait une contestation individuelle, transformant sa vie en un véritable travail administratif. « J'en recevais tellement, jusqu'à douze par jour. J'ai même dû expliquer au facteur ce qui se passait », a-t-elle confié à l'Independent.

Heather a réussi à faire annuler la première série de contraventions, mais les courriers ont continué d'affluer. « J'étais contrariée et inquiète au début, mais à la fin, j'étais en colère », a-t-elle déclaré. Excédée et terrifiée à l'idée qu'un de ses recours échoue, elle a finalement déboursé 250 livres sterling pour acheter une plaque d'immatriculation privée, mettant ainsi fin à ce calvaire.

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Un phénomène en forte hausse au Royaume-Uni

Le clonage de plaques d'immatriculation est un phénomène en progression au Royaume-Uni. Selon l'agence de l'immatriculation (DVLA), 11 402 signalements de ce type ont été enregistrés en 2023, soit une hausse de 53 % par rapport aux 7 430 plaintes de 2021. Cette augmentation reflète une tendance inquiétante à laquelle les autorités peinent à répondre.

La France également touchée

L'Hexagone n'est pas épargné : 20 000 usurpations de plaques d'immatriculation ont eu lieu en 2025, une nette hausse comparée aux années précédentes. Les sanctions pour les escrocs sont sévères : jusqu'à sept ans de prison, 30 000 euros d'amende et un retrait de six points de permis. Malgré cela, les cas continuent de se multiplier, laissant les victimes dans une situation de vulnérabilité.

Des conséquences lourdes pour les victimes

Pour Heather Caddick, l'impact a été autant financier que psychologique. « Je me sentais complètement impuissante », a-t-elle confié. Chaque amende nécessitait une contestation, un processus long et éprouvant. Elle a dû prouver à de multiples reprises qu'elle n'était pas responsable des infractions, un combat administratif qui a duré des mois. Son histoire illustre les difficultés rencontrées par les victimes de ce type d'escroquerie, souvent laissées seules face à un système complexe.

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