Ce mardi 12 mai à midi, une cinquantaine d'agents du Centre hospitalier universitaire (CHU) se sont rassemblés devant le bâtiment de la direction, à l'appel de la CGT. Le syndicat, qui avait déposé un préavis de grève, dénonce les projets de la direction visant à intégrer l'intelligence artificielle (IA) au sein de l'établissement.
Une menace sur 1 200 postes
Selon la CGT, le déploiement de l'IA pourrait menacer jusqu'à 1 200 postes. « On n’a pas besoin d’IA mais de davantage de personnel, que ce soit à l’administration, à la lingerie ou au bloc opératoire », souligne le syndicat. Les manifestants estiment que l'hôpital souffre avant tout d'un manque d'effectifs.
Des conditions de travail dégradées
Pierre Renard, délégué CGT-CHU, a déploré « des professionnels fatigués qui travaillent en sous-effectif ». Il rappelle que « cet été, on va devoir fermer des lits parce qu’on n’a pas assez de soignants ». Il cite l'exemple de la cardiologie-pneumologie, où les conditions de travail sont très dures en été en raison de l'absence de climatisation.
Le syndicat insiste sur le fait que l'hôpital manque de tout à cause des cures d'austérité. « Notre réalité, ce sont des professionnels fatigués qui travaillent en sous-effectif », conclut Pierre Renard.



