La commande de deux bombardiers d'eau, annoncée ce jeudi sur la base de Nîmes-Garons, était attendue depuis longtemps. Emmanuel Macron l'avait promise en octobre 2022 après les incendies dévastateurs en Gironde. Cependant, cette décision suscite des critiques, notamment de la part de Grégory Allione, député européen Renew Europe et officier sapeur-pompier varois.
Un choix industriel contesté
Grégory Allione salue l'investissement de 209 millions d'euros pour renouveler une flotte vieillissante, mais dénonce le choix du constructeur canadien De Havilland. « C'est une incohérence totale », déclare-t-il dans un communiqué. Il souligne que De Havilland accumule les difficultés : chaîne de production à l'arrêt pendant des années et retards de livraison sur des commandes précédentes.
Des alternatives européennes existent
Le député européen rappelle que trois projets français et européens sont mobilisables : Hynaero, Kepplair Evolution et Airbus. Ces projets bénéficient du soutien de l'État via France 2030 et de subventions des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur. « On ne bâtit pas la souveraineté industrielle à coups de chèques signés au Canada », insiste-t-il.
Il ajoute : « Il n'est plus tenable de confier à un monopole étranger la protection de nos forêts, de nos populations, de nos terres agricoles et de nos écosystèmes. » Cette commande intervient alors que les mégafeux se multiplient, rendant crucial le renouvellement des moyens aériens.



