Un homme de 39 ans, soupçonné d'être lié à la mouvance de l'ultragauche radicale violente, a été mis en examen jeudi 9 juillet à Paris pour association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer un attentat contre les forces de l'ordre. Selon une source judiciaire, il est également poursuivi pour fabrication et détention d'engins explosifs, ainsi que pour acquisition et détention d'armes de catégorie B.
Un projet d'attaque déjoué par la DGSI
L'individu, qui résidait en région parisienne, avait été interpellé mardi 7 juillet par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les investigations ont révélé qu'il projetait de s'en prendre à des policiers ou des gendarmes, en utilisant des explosifs artisanalement fabriqués. Selon une source proche de l'enquête, le suspect avait déjà acquis des composants chimiques pour confectionner des engins explosifs, ainsi que des armes à feu.
Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire en mai 2026, après un signalement de la DGSI évoquant la radicalisation de cet homme et son intention de passer à l'acte. Les surveillances et les écoutes téléphoniques ont permis de confirmer ses projets criminels, conduisant à son arrestation.
Un profil ancré dans la mouvance d'ultragauche
Le mis en examen est connu des services de renseignement pour son appartenance à la mouvance de l'ultragauche radicale violente, qui prône la lutte armée contre l'État et les forces de l'ordre. Selon une source policière, il aurait participé à des actions violentes lors de manifestations et aurait exprimé à plusieurs reprises son hostilité envers les institutions. Son passage à l'acte terroriste a été qualifié de « projet d'une extrême gravité » par le parquet.
La DGSI a souligné que cette affaire illustre la menace persistante que représente l'ultragauche radicale, qui, bien que moins médiatisée que la mouvance islamiste, n'en demeure pas moins active. En 2025, le service de renseignement avait déjà déjoué un projet d'attentat similaire visant des gendarmes, également attribué à des individus issus de cette mouvance.
Des explosifs et des armes saisis
Lors de la perquisition au domicile du suspect, les enquêteurs ont saisi plusieurs kilogrammes de produits chimiques destinés à la fabrication d'explosifs, ainsi qu'un pistolet automatique et des munitions. Selon une source judiciaire, l'homme avait également acquis des détonateurs et des composants électroniques pour confectionner des dispositifs explosifs improvisés. Les analyses balistiques et chimiques sont en cours pour déterminer le potentiel destructeur des matériaux saisis.
Le suspect a été placé en détention provisoire dans l'attente de son procès. Ses avocats n'ont pas souhaité commenter les charges retenues contre leur client. L'enquête se poursuit pour identifier d'éventuels complices ou membres d'un réseau.
Une menace en hausse selon les autorités
Cette affaire intervient dans un contexte de montée des violences d'extrême gauche en France. Selon le ministère de l'Intérieur, les actes attribués à l'ultragauche radicale ont augmenté de 30 % en 2025 par rapport à l'année précédente. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré : « La lutte contre toutes les formes de terrorisme, y compris celui de l'ultragauche, est une priorité absolue. Nous ne tolérerons aucune menace contre nos forces de l'ordre. »



