Un attentat à la bombe déjoué in extremis à Paris
Dans la nuit de vendredi à samedi 28 mars 2026, les forces de l'ordre françaises ont déjoué une tentative d'attentat à la bombe contre les locaux de la Bank of America dans le VIIIe arrondissement de Paris. Les policiers de la BAC ont interpellé un homme alors qu'il s'apprêtait à allumer un engin explosif artisanal déposé devant l'établissement bancaire.
Le suspect et son mode opératoire
Le suspect, un mineur de 17 ans, a été placé en garde à vue. Selon ses déclarations aux enquêteurs, il aurait été contacté via Snapchat et rémunéré 600 euros pour effectuer cette mission. Une deuxième personne, qui l'accompagnait au moment des faits, a réussi à prendre la fuite.
L'engin explosif saisi était composé d'un bidon de cinq litres rempli d'un liquide non identifié et d'un pétard contenant environ 650 grammes de poudre explosive. Il a été immédiatement confié au laboratoire central de la préfecture de police de Paris pour analyses approfondies.
Les déclarations du ministre de l'Intérieur
Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est exprimé samedi soir sur BFMTV, établissant un "lien" clair entre cette tentative d'attentat et la guerre au Moyen-Orient. Il a souligné des "similitudes" frappantes avec des actions menées récemment dans d'autres pays européens.
"Cette affaire fait penser à des actions similaires qui se sont déroulées dans d'autres pays européens comme la Norvège, la Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni", a déclaré le ministre. "Je fais le lien avec les actions menées dans les pays voisins qui ont abouti et ont été suivies de revendications d'un groupuscule faisant référence au conflit."
Un schéma européen inquiétant
Laurent Nuñez a détaillé un mode opératoire récurrent observé dans ces quatre pays : "C'est toujours le même mode opératoire : un engin explosif improvisé déposé par des mineurs ou des jeunes hommes qui appartiennent plutôt à la délinquance de droit commun, qui sont rétribués pour ces actions."
Le ministre a toutefois tenu à préciser que "ce n'est pas la France qui est visée" spécifiquement, mais plutôt des symboles économiques comme la Bank of America, dans un contexte géopolitique plus large.
Une alerte préventive et l'enquête en cours
Selon une source proche du dossier, les policiers français avaient été alertés quelques jours plus tôt par un "partenaire" étranger d'une possible action contre la Bank of America à Paris. Cette information a permis une intervention rapide et ciblée.
Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête en flagrance pour plusieurs chefs d'accusation graves :
- Tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste
- Fabrication d'engin incendiaire ou explosif en relation avec une entreprise terroriste
- Détention et transport d'engin incendiaire ou explosif en vue de la préparation de dégradations dangereuses, en relation avec une entreprise terroriste
- Association de malfaiteurs terroriste
Cette affaire met en lumière les nouvelles formes de menace terroriste en Europe, où des individus vulnébles sont recrutés via les réseaux sociaux pour mener des actions violentes liées à des conflits internationaux.



