Détroit d'Ormuz : l'Iran pose ses conditions pour rouvrir
Ormuz : l'Iran pose ses conditions pour rouvrir

Le détroit d'Ormuz restera fermé tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement, a prévenu samedi le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohammad Bagher Zolghadr. Cette déclaration intervient alors que l'Iran a annoncé dimanche 9 août qu'un accord avec Oman définissant de nouvelles voies de navigation dans cette zone stratégique était dans sa phase finale.

Des conditions drastiques énoncées par Téhéran

Dans une liste rendue publique, l'Iran exige en premier lieu la levée du blocus imposé par les États-Unis sur ses ports. Téhéran demande également à Washington de « mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression », de lever les sanctions américaines, de libérer ses avoirs gelés et de verser une « indemnisation intégrale » pour les dommages causés par le conflit déclenché le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.

« Tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé », a insisté Mohammad Bagher Zolghadr. Le porte-parole de la force armée iranienne a renchéri en affirmant que cette route maritime stratégique est « désormais en réalité un théâtre de guerre pour nous et pas seulement une voie navigable ».

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Des négociations avec Oman en bonne voie

Ces déclarations contrastent avec les progrès annoncés ces derniers jours dans les discussions entre l'Iran et le sultanat d'Oman. Selon plusieurs médias, les deux pays exploreraient un cadre prévoyant des « frais de service » à payer par les navires en échange de plusieurs services maritimes. Téhéran refuse toutefois de revenir au fonctionnement d'avant-guerre sur le statut de cette voie maritime.

Le protocole d'accord signé en juin entre Donald Trump et Téhéran avait initialement instauré un cessez-le-feu et permis une reprise temporaire du trafic dans le détroit d'Ormuz, ouvrant la voie à un accord plus large censé mettre fin au conflit. Mais la trêve a rapidement volé en éclat début juillet, suivie d'une reprise des frappes américaines et des ripostes iraniennes contre les alliés de Washington au Moyen-Orient.

La menace de nouvelles frappes américaines

Les bombardements américains ont cessé depuis plus d'une semaine, mais Donald Trump avait conditionné cette suspension à la conclusion d'un accord rapide, laissant planer la menace de nouvelles frappes massives. Le blocage du détroit d'Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial, bouleverse une nouvelle fois l'approvisionnement énergétique mondial, avec des répercussions potentielles sur les prix du brut et la stabilité économique internationale.

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