Le royaume d'Eswatini, dernier allié africain de Taïwan, est confronté à des pressions croissantes de la Chine pour rompre ses relations diplomatiques avec l'île. Selon un article de Libération publié le 26 août 2026, Pékin intensifie ses efforts pour amener ce petit pays d'Afrique australe à changer de camp, dans le cadre de sa campagne visant à isoler diplomatiquement Taïwan.
Une pression chinoise croissante
La Chine multiplie les pressions sur Eswatini, l'incitant à abandonner sa reconnaissance de Taïwan. Ces pressions s'inscrivent dans la stratégie plus large de Pékin pour réduire le nombre de pays reconnaissant officiellement l'île. Actuellement, Eswatini est le seul pays africain à maintenir des relations diplomatiques officielles avec Taïwan, une situation que la Chine cherche à inverser.
Selon l'article, les autorités chinoises utilisent divers leviers économiques et politiques pour convaincre le royaume de changer de position. Eswatini, pays enclavé et économiquement dépendant de l'Afrique du Sud, pourrait être vulnérable à ces pressions, bien que le gouvernement local semble pour l'instant maintenir sa position.
Un allié stratégique pour Taïwan
Pour Taïwan, Eswatini représente un allié précieux en Afrique, un continent où la plupart des pays ont choisi de reconnaître la Chine. Le maintien de cette relation diplomatique est important pour Taïwan, qui cherche à préserver sa présence internationale face à la pression chinoise.
Le roi Mswati III, monarque absolu d'Eswatini, a jusqu'à présent résisté aux avances chinoises. Selon Libération, les liens entre les deux pays sont anciens et reposent sur une coopération économique et technique. Taïwan aurait notamment investi dans des projets de développement dans le royaume, renforçant ainsi les liens bilatéraux.
Un contexte diplomatique tendu
Cette situation intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la Chine et Taïwan, Pékin considérant l'île comme une province à réintégrer. La Chine a réussi ces dernières années à réduire le nombre de pays reconnaissant Taïwan, passant de plus de vingt à seulement une douzaine aujourd'hui. Eswatini reste donc un enjeu symbolique important pour les deux parties.
Selon l'article, la Chine pourrait intensifier ses pressions dans les mois à venir, notamment en utilisant des incitations économiques ou des menaces commerciales. Eswatini, dont l'économie repose en grande partie sur l'agriculture et l'industrie sucrière, pourrait être sensible à ces leviers. Cependant, le royaume semble déterminé à maintenir ses liens avec Taïwan, du moins pour le moment.
Cette situation illustre les défis auxquels sont confrontés les petits pays pris entre les rivalités des grandes puissances. Pour Eswatini, le choix entre Taïwan et la Chine pourrait avoir des conséquences économiques et diplomatiques importantes, tant pour son développement que pour sa position sur la scène internationale.



