Trump menace de retirer le soutien américain à l'OTAN, critiquant ses alliés
Le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité de ne pas porter assistance aux membres de l'Alliance atlantique en cas de besoin, accentuant ses critiques envers l'organisation. Lors d'un forum d'affaires à Miami, il a déclaré que les États-Unis pourraient ne pas venir en aide à l'OTAN, réitérant ses attaques verbales contre cette alliance militaire historique.
Des déclarations belliqueuses répétées
« Ils n'étaient tout simplement pas là », a affirmé le président américain, se référant à la demande de Washington, restée lettre morte, de soutien militaire de ses alliés pour sécuriser le détroit d'Ormuz. « Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l'OTAN, des centaines de milliards, pour les protéger, et nous aurions toujours été là pour eux, mais maintenant, au vu de leurs actions, je suppose que nous n'avons plus à l'être, n'est-ce pas ? », a-t-il ajouté devant un auditoire de chefs d'entreprise et d'investisseurs réunis pour le sommet du « FII Priority ».
Ces dernières semaines, le président américain a multiplié les prises de parole belliqueuses envers l'OTAN, la qualifiant notamment sur son réseau Truth Social de « TIGRE DE PAPIER » et de « LÂCHES ». Les États-Unis « s'en souviendront », avait-il déjà déclaré jeudi en Conseil des ministres, montrant une escalade dans ses critiques récurrentes.
Le contexte du détroit d'Ormuz
Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon s'étaient dit prêts, dans un communiqué conjoint le 19 mars, « à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité de la traversée du détroit », où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale. Ils avaient cependant exclu toute participation militaire directe, ce qui a visiblement frustré l'administration Trump.
Le trafic dans ce passage étroit est pratiquement paralysé, entraînant une flambée des prix de l'énergie, ce qui ajoute une dimension économique cruciale à ce différend diplomatique. Lors de sa prise de parole à Miami, Donald Trump a une nouvelle fois assuré que l'opération militaire contre l'Iran, qui va entrer dans sa cinquième semaine, se passait pour le mieux, cherchant ainsi à justifier sa position ferme.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions internationales croissantes, où la solidarité au sein de l'OTAN est testée comme rarement auparavant. Les alliés européens suivent avec inquiétude ces développements, craignant un affaiblissement de la coopération transatlantique essentielle à la sécurité régionale et mondiale.



