Trump attaque l'OTAN et la France, exacerbant les tensions transatlantiques
Trump attaque l'OTAN et la France sur la guerre en Iran

Les diatribes de Trump contre l'OTAN et la France

« Nous nous en souviendrons », avait vitupéré Donald Trump le 20 mars dernier, avant de qualifier les pays de l'OTAN de « lâches ». En cause, leur refus de toute intervention militaire directe pour débloquer le détroit d'Ormuz. Quatre jours plus tôt, il avait déjà promis des « conséquences très mauvaises pour l'avenir » de l'Alliance transatlantique.

La France dans le collimateur

Le chef d'État américain a poursuivi, ce mardi 31 mars, ses diatribes contre ses « alliés », terme qu'on n'ose plus utiliser sans guillemets, cette fois en ciblant la France, « très peu coopérative » dans la guerre contre l'Iran, a-t-il écrit en lettres majuscules sur le réseau Truth Social. La faute de Paris ? Avoir interdit le survol de son territoire par les avions militaires américains à destination d'Israël. « Une décision conforme à la position française depuis le premier jour de ce conflit », a sobrement répondu l'Élysée.

Un mépris constant pour le multilatéralisme

La brutalité sémantique du président Trump ne surprend plus. Mais, sur le fond, sa colère a de quoi laisser sans voix. Comment s'étonner que ses partenaires de l'OTAN ne le suivent pas aveuglément alors qu'il a déclenché ces frappes en Iran sans même les informer ? Et qu'il les traite depuis des mois avec mépris, allant jusqu'à menacer, fait sans précédent, la souveraineté d'autres États membres de l'Alliance ? Un jour le Groenland, territoire danois. Le lendemain, le Canada. Au-delà des questions militaires, le président américain n'a eu de cesse de conchier le multilatéralisme.

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La réponse prudente des Européens

En réponse, les Européens ont jusqu'ici opté pour la prudence. La France a tardé à évoquer une « violation du droit international » à propos des bombardements en Iran. Le rapport de force n'invite pas à la confrontation. Les États-Unis représentent à eux seuls 60 % des dépenses de défense des 32 pays de l'OTAN. Et c'est à Washington que se décide l'avenir de l'Ukraine.

Des actes exigés face à l'Iran

Mais la retenue et les déclarations raisonnables ne suffisent plus. Face au régime iranien, Donald Trump demande des actes. Mis devant le fait accompli, les Européens, s'ils se disent prêts à des « actions défensives », veillent à rester très à distance de cette guerre dont ils ne sont pas responsables, et dont ils subissent pourtant les lourdes conséquences économiques.

Même Giorgia Meloni, proche de Donald Trump, a refusé d'autoriser des avions mobilisés dans ce conflit à atterrir sur la base de Sigonella, en Sicile. La puissance américaine est évidente, l'isolement de son leader aussi. Cette situation illustre la profonde crise de confiance au sein de l'Alliance atlantique, où les divergences stratégiques s'accentuent face aux actions unilatérales de Washington.

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