La Roumanie a procédé à l'arrêt complet de l'unique centrale nucléaire du pays, Cernavoda, en raison du faible débit du Danube. Cette décision, annoncée jeudi 13 août, est motivée par la nécessité de préserver la sécurité des installations, le fleuve ne fournissant plus assez d'eau pour le refroidissement des réacteurs.
Une décision liée à la sécheresse
La centrale de Cernavoda, située dans le sud-est du pays, utilise l'eau du Danube pour refroidir ses deux réacteurs. Or, la sécheresse persistante et les températures élevées ont considérablement réduit le débit du fleuve. Selon les autorités roumaines, le niveau actuel ne permet plus d'assurer un refroidissement sûr, ce qui a conduit à l'arrêt progressif des réacteurs, jusqu'à l'arrêt total.
Impact sur la production d'électricité
La centrale de Cernavoda assure environ 20 % de la production d'électricité du pays. Son arrêt complet pourrait entraîner des tensions sur le réseau électrique roumain, notamment en période de forte demande. Les autorités affirment toutefois que des mesures ont été prises pour compenser cette perte, notamment en augmentant la production des centrales thermiques et en important de l'électricité des pays voisins.
Une situation inédite
Cet arrêt complet est une première pour la centrale de Cernavoda, qui avait déjà connu des réductions de puissance par le passé, mais jamais un arrêt total. La situation est due à une combinaison de facteurs : une sécheresse historique dans la région, des températures caniculaires et une gestion des ressources en eau qui privilégie d'autres usages, comme l'irrigation.
Les autorités roumaines surveillent de près l'évolution du débit du Danube. La centrale ne pourra redémarrer que lorsque le niveau du fleuve aura retrouvé un seuil suffisant pour garantir la sécurité des installations. Aucun calendrier n'a été avancé, et la durée de l'arrêt dépendra des conditions météorologiques.



