Nucléaire : la Corée du Sud mise sur les petits réacteurs SMR
Nucléaire : la Corée du Sud mise sur les petits réacteurs SMR

Nucléaire : avec les petits réacteurs SMR, la Corée du Sud mise petit pour voir grand

La Corée du Sud, déjà un acteur majeur du nucléaire civil, mise désormais sur les petits réacteurs modulaires (SMR) pour consolider sa position sur le marché mondial de l'énergie. Cette technologie, plus compacte et flexible que les réacteurs traditionnels, pourrait révolutionner la production d'électricité décarbonée.

Un pari technologique et industriel

Le gouvernement sud-coréen a annoncé un plan ambitieux pour développer et exporter des SMR d'ici 2030. Ces réacteurs, d'une puissance inférieure à 300 MWe, sont conçus pour être fabriqués en série et installés sur site, réduisant ainsi les coûts et les délais de construction. Le pays voit dans cette technologie une opportunité de relancer sa filière nucléaire et de conquérir de nouveaux marchés, notamment en Asie et en Europe de l'Est.

Des avantages multiples

Les SMR offrent plusieurs atouts par rapport aux réacteurs conventionnels : sécurité renforcée grâce à des systèmes passifs, flexibilité pour s'adapter aux réseaux électriques de petite taille, et compétitivité pour les pays ne pouvant investir dans de grandes centrales. De plus, ils peuvent être utilisés pour le chauffage urbain, le dessalement de l'eau de mer ou la production d'hydrogène.

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Un contexte favorable

La Corée du Sud bénéficie d'une longue expérience dans le nucléaire, avec 24 réacteurs en exploitation. Le pays a également exporté des centrales vers les Émirats arabes unis. Cependant, la filière a souffert de scandales de sécurité et d'une opposition publique croissante après l'accident de Fukushima. Les SMR pourraient redorer l'image du nucléaire en misant sur l'innovation.

Des défis à relever

Malgré l'enthousiasme, plusieurs obstacles subsistent : la certification des modèles par les autorités de sûreté, le financement des prototypes, et la gestion des déchets. Les concurrents, comme les États-Unis, la Russie et la Chine, avancent également sur ce créneau. La Corée du Sud devra donc innover rapidement pour garder une longueur d'avance.

Un plan d'action structuré

Le gouvernement a alloué des fonds importants à la recherche et au développement, avec un objectif de démonstration d'ici 2028. Des partenariats public-privé sont en cours, impliquant des géants comme Korea Electric Power Corporation (KEPCO) et Doosan Heavy Industries. Par ailleurs, Séoul cherche à harmoniser les normes de sûreté avec ses partenaires internationaux pour faciliter l'exportation.

En conclusion, la Corée du Sud mise sur les SMR pour assurer sa transition énergétique et renforcer son industrie nucléaire. Si les défis sont nombreux, le pays dispose des atouts nécessaires pour devenir un leader de cette technologie de rupture.

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