Artémis 2 : les astronautes vers la Lune sans prime de risque, salaires inchangés
Artémis 2 : astronautes sans prime de risque vers la Lune

Artémis 2 : une mission lunaire à haut risque sans compensation financière supplémentaire

Le mercredi 1er avril, un équipage historique composé des Américains Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et du Canadien Jeremy Hansen a embarqué à bord du vaisseau Orion pour la mission Artémis 2. Ce vol de dix jours autour de la Lune, le premier du genre depuis 1972, sert de test crucial en vue d'un éventuel retour sur le sol lunaire prévu pour 1928. Si l'aventure spatiale captive l'imaginaire collectif, elle soulève une question pragmatique : comment sont rémunérés ces explorateurs modernes face aux dangers extrêmes de l'espace ?

Des salaires fixes d'agents fédéraux, sans ajustement pour le risque

Aux États-Unis, les astronautes sont considérés comme des agents fédéraux, et leur rémunération suit strictement les grilles salariales de la fonction publique. Selon les données officielles de la NASA pour 2024, le salaire annuel moyen d'un astronaute américain s'élève à 152 258 dollars, soit environ 131 963 euros. La fourchette salariale, telle que rapportée par la plateforme Jobzmall, varie de 23 000 dollars (19 933 euros) en début de carrière à 183 000 dollars (158 602 euros) pour les plus expérimentés. Compte tenu de leur parcours, les trois astronautes américains d'Artémis 2 se situent vraisemblablement dans le haut de cette échelle.

Pour Jeremy Hansen, le seul membre canadien de l'équipage, la rémunération dépend de l'Agence spatiale canadienne. Au Canada, les astronautes peuvent gagner entre 97 100 et 189 000 dollars annuels (84 148 à 163 791 euros), le niveau le plus élevé étant atteint après l'accomplissement réussi d'une mission spatiale.

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Absence de prime de risque et indemnité journalière symbolique

Malgré les périls inhérents aux voyages spatiaux – incluant les radiations, l'isolement prolongé et les risques techniques –, les astronautes ne bénéficient d'aucune prime de risque spécifique. Comme le souligne Unilad Tech, ils ne perçoivent ni heures supplémentaires ni compensation financière supplémentaire, même en cas de prolongation imprévue de leur séjour dans l'espace. La NASA accorde une indemnité journalière de seulement 4 à 5 dollars, versée au titre des frais divers et assimilée à une indemnité de déplacement, selon le New York Times.

Cette situation contraste fortement avec la nature exceptionnelle et dangereuse de leur mission. Artémis 2 représente un jalon majeur dans l'exploration spatiale, mais elle ne s'accompagne pas d'une reconnaissance financière à la hauteur des risques encourus. Les astronautes, bien que réalisant le rêve de nombreux enfants, restent soumis aux mêmes règles salariales que s'ils exerçaient leurs fonctions sur Terre, soulignant ainsi les limites du système de rémunération dans le domaine spatial.

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