Le président américain a confirmé son maintien à Washington ce week-end afin de se consacrer aux négociations diplomatiques en cours avec l'Iran. Donald Trump a annoncé vendredi qu'il n'assisterait pas au mariage de son fils aîné, Donald Trump Junior, prévu samedi. La Maison-Blanche a également précisé qu'il resterait dans la capitale, renonçant à se rendre à son golf de Bedminster.
Un choix justifié par les affaires de l'État
Alors que les pourparlers avec l'Iran se poursuivent, le président américain a indiqué être retenu à Washington pour « des raisons ayant trait aux affaires de l'État », tout en restant évasif. « Je sens que c'est important pour moi de rester à Washington à la Maison-Blanche pendant ce moment très important. Félicitations à Don et Bettina », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. Il avait déjà déclaré jeudi : « Je lui ai dit 'ce n'est pas le bon moment pour moi. J'ai ce truc qu'on appelle l'Iran et d'autres choses'. »
Le mariage de Donald Trump Junior
Donald Trump Junior, plus communément appelé Don Jr, doit épouser Bettina Anderson dans les Bahamas ce week-end, selon la presse américaine. Il s'agit de son second mariage. La Maison-Blanche a également modifié vendredi l'agenda présidentiel : Donald Trump, en déplacement dans l'État de New York, ne s'attardera pas comme prévu dans la région pour séjourner à son golf de Bedminster, mais reviendra à la Maison-Blanche vendredi soir.
Le Pakistan en médiateur
Pendant ce temps, le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, est en route pour Téhéran, ont indiqué des sources sécuritaires au Pakistan, pays médiateur dans les négociations visant à mettre fin à la guerre entre l'Iran et les États-Unis. Au cours de sa visite officielle, annoncée jeudi par des médias iraniens, le puissant chef de l'armée « aura des rencontres avec des dirigeants iraniens », ont précisé ces sources.
Des négociations difficiles
Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islamabad. Depuis, les discussions se poursuivent en coulisses et le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait dit jeudi espérer que cette visite d'Asim Munir ferait « avancer les choses », après celle en début de semaine du ministre de l'Intérieur pakistanais, Mohsin Naqvi. Ce dernier avait apporté avec lui la dernière proposition américaine, que le pouvoir iranien a dit examiner tout en réitérant ses exigences : le dégel des avoirs iraniens bloqués à l'étranger et la fin du blocus américain des ports iraniens.



