Naama Lazimi est l'une des dernières voix du socialisme en Israël. Députée du Parti travailliste, elle lutte pour maintenir une opposition progressiste dans un paysage politique dominé par la droite et l'extrême droite. Son engagement pour une solution à deux États et la justice sociale la distingue dans un Parlement où les voix de gauche se font rares.
Un parcours militant ancré à gauche
Née en 1984, Naama Lazimi a grandi dans une famille militante de gauche. Elle a rejoint le Parti travailliste dès son plus jeune âge et a gravi les échelons jusqu'à devenir députée en 2021. Elle est connue pour son franc-parler et sa défense des droits des minorités, notamment des Arabes israéliens et des travailleurs précaires.
Dans un entretien à Libération, elle déclare : « Nous sommes les derniers socialistes d'Israël, mais nous ne céderons pas. Notre combat pour l'égalité et la paix est plus important que jamais. »
Un contexte politique difficile
Le Parti travailliste, autrefois dominant, a vu son influence diminuer au fil des décennies. Aux dernières élections, il n'a obtenu que quatre sièges sur 120 à la Knesset. Lazimi est l'une des figures qui tentent de revitaliser le parti en se concentrant sur les questions sociales et le conflit israélo-palestinien.
Selon elle, « la droite a imposé un discours de peur et de division. Notre rôle est de rappeler que la paix et la justice sont possibles. » Elle critique vivement la politique de colonisation et le blocage du processus de paix.
La solution à deux États comme horizon
Lazimi est une fervente défenseure de la solution à deux États, qu'elle considère comme la seule voie viable pour assurer la sécurité d'Israël et les droits des Palestiniens. Elle plaide pour une reprise des négociations et un arrêt immédiat de la colonisation.
« Sans une solution politique, nous courons vers un État binational qui signerait la fin d'Israël en tant qu'État juif et démocratique », avertit-elle.
Un avenir incertain pour la gauche israélienne
Malgré les difficultés, Naama Lazimi reste optimiste. Elle mise sur la mobilisation de la société civile et des jeunes pour inverser la tendance. « La gauche israélienne n'est pas morte, elle est en sommeil. Nous devons réveiller les consciences et proposer une alternative crédible. »
Son combat est suivi de près par les observateurs, qui y voient un test pour la survie du socialisme en Israël. Dans un Moyen-Orient en pleine recomposition, la voix de Lazimi porte un message d'espoir pour ceux qui croient encore en la paix.



